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BURUNDI: LE PRÉSIDENT NKURUNZIZA A (ENFIN) FAIT ASSASSINER LE GENERAL KARARUZA ALORS QUE LE PAYS SENFONCE DANS LA CRISE

Écrit par Afrik-Inform. Publié dans frontpage

Mort ou assassiné ? A lire dans l'article...

Des forces de sécurité aux ordres du régime au pouvoir au Burundi ont assassiné le Général de brigade Burundais Athanase Kararuza, son épouse et leur fille dans la matinée de ce lundi 25 Avril à Bujumbura.

Par Habib Assana

Journaliste/afrik-inform

Dernier acte d'une série de tentatives d'assassinats politiques dans le pays au cours des dernières semaines durant lesquelles on aura aussi assisté à l'attaque contre le Ministre des droits de la personne humaine, des affaires sociales et du genre, Martin Nivyabandi le dimanche 24 Avril, ainsi que contre des membres éminents des forces de sécurité.

Le Général Karazuza avait préalablement occupé des fonctions de commandement au sein de la Mission internationale de soutien à la République centrafricaine sous conduite africaine (MISCA) et de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA). Le Secrétaire Général de l'ONU, en présentant ses condoléances à tous ceux qui sont touchés par cette vague d'attaques ciblées et s'est dit préoccupé par cette "violence qui plonge un peu plus le pays dans l'instabilité".

Car effectivement,  le Burundi en crise politique est actuellement plongé dans une récession aiguë. Le pays s’efforçait de sortir d’une longue guerre civile (1993-2006) qui avait fait plus de 300.000 morts et ruiné son économie, mais l’annonce de la candidature du président Pierre Nkurunziza, fin avril 2015 pour un troisième mandat (jugé illégal par l’opposition, la société civile et une partie de son propre camp) a tout remis en cause.

La récession a fait son retour. L’économie burundaise a connu une croissance négative de 7,4% en 2015, selon le FMI. La crise a eu un impact direct sur des secteurs clés.

Le secteur de l’hôtellerie est totalement sinistré. Aujourd’hui, la plupart des hôtels de Bujumbura ont fermé ou ont fortement réduit leur personnel. Cela a fortement impacté toutes les banques, qui ont financé la construction de dizaines d’hôtels car le secteur était porteur depuis plusieurs années.

Encore classé troisième pays le plus pauvre du monde en 2014, le Burundi est devenu le dernier de la classe en 2015 avec un PIB de 315,2 dollars par habitant, selon le FMI.

Après les pays occidentaux, principaux donateurs bilatéraux, l’Union européenne (UE) a officiellement suspendu le 14 mars son aide directe. Principal bailleur de fonds du pays, elle espérait ainsi faire pression sur le gouvernement pour qu’il entame un véritable dialogue avec l’opposition. Le coup a été très rude pour le pouvoir, même s’il a cherché à minimiser son impact. Le budget a été réduit de 25%, les recettes publiques sont en baisse… Des routes et ponts se sont effondrés pendant la saison des pluies, même au coeur de la capitale.

Toutefois, nuance Thierry Vircoulon, de l’International Crisis Group, il existe « deux économies parallèles au Burundi: l’économie formelle très concentrée à Bujumbura et l’économie rurale, peu monétisée, à la limite de la survie et qui concerne la majorité des Burundais », environ 90% de la population. Bien que moins affecté, le monde rural, déjà en proie à une pauvreté extrême, est aussi touché en raison des coupes dans les programmes publics de santé, d’éducation et d’infrastructures.

La question qui se pose aujourd’hui est donc de savoir jusqu’à quand le pouvoir de Nkurunziza va tenir.

 

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