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GAMBIE : L'ALTERNANCE GRIPPEE, LES RAISONS DU RETOURNEMENT DE YAHYA JAMMEH.

Écrit par Afrik-Inform. Publié dans Politique

Au palais présidentiel, c'est l'affolement suite à ces affirmations qui sonnent comme...

Les déclarations menaçant du président Adama Barrow, vainqueur du scrutin présidentiel, à l'endroit de celui qui, est encore le maître de Banjul, ont fini par vexer YAYA JAMMEH, qui a depuis lors changé de position et saisi la justice pour l'annulation des résultats. « Je n'ai pas dit que JAMMEH ne sera pas traduit devant la Cour pénale internationale. (...)Mais, dès que notre gouvernement va commencer à fonctionner, s'il y a des choses à étudier, la Justice le fera, conformément à la loi ». Ces propos reflète l'évolution de ton observé auprès de ADAMA BARROW.

Aristide Bounah

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Au palais présidentiel, c'est l'affolement suite à ces affirmations qui sonnent comme une déclaration de guerre. Selon des informations fiables obtenues par afrik-inform.com, Yahya Jammeh réunit sur le champ un pré-carré de fidèles irréductibles autour du général de brigade Joseph Bassène, proche des indépendantistes du MFDC, afin d'examiner les options qui s'offrent à lui. A ce stade, Jammeh sait que l'armée est divisée, et qu'il ne pouvait plus totalement compter sur le chef d'Etat-major Ousmane Badjie, qui pencherait du côté de Barrow.  A ses interlocuteurs, Jammeh tient un discours extrêmement agressif, estimant que la « Gambie est en danger, au bord de la guerre civile », et que son adversaire serait « soutenu par les services secrets britanniques et aurait disposé de moyens considérables pour truquer les résultats de l'élection ». Autour de la table, personne n'est dupe, le Président craint un sort similaire à celui de Hissène Habré, et ne veut plus du tout quitter le pouvoir. Toutefois, le général Bassène assure Jammeh du contrôle de la partie de l'armée sous son commandement, et de son soutien « quelle que soit la décision qu'il prendrait ».

Après s’être rassuré de la loyauté de ses hommes et alliés potentiels notamment au sein de l'armée, Jammeh convoque officiellement au palais présidentiel vendredi après-midi l'ensemble des patrons de l'armée, des services de sécurité et de l'appareil de renseignement, afin de leur faire part de son intention de contester les résultats de l'élection présidentielle. Selon un participant à cette réunion : « L'ambiance est à couper au couteau, et les protagonistes présents se jugent, se toisent, chacun essayant de décrypter les intentions de l'autre et de savoir s'il est encore loyal au président, sans qu'aucun ne prenne la parole pour le défier ». La messe est dite, la nouvelle s’est rependue très vite dans tout le monde entier, la cours suprême est saisie ; Jammeh demande l’annulation et reprise des élections.

Adama Barrow a  immédiatement organisé le même vendredi une conférence de presse au cour de laquelle il invitait le président sortant à respecter les résultats des urnes et ses partisans à ne pas envahir les rues.

La déscente délégation des Présidents de la CEDEAO reçue lundi 12 décembre au palais, pour essayer de faire pression sur YAHYA afin de quitter le pouvoir et de respecter l'issue des résultats des élections, n'a pas encore porté de fruits. Des premières informations obtenues, le président Yahya Jammeh aurait accepté de reconnaitre la victoire de M. Adama Barrow à une seule condition : que le pouvoir soit partagé. En langage clair, le président sortant semble vouloir la scission de la Gambie, à défaut d’avoir le même pouvoir à la tête de l’Etat gambien. Après des heures de discussion en présence du chef d'état-major, le général Ousman Badjie, est quant à lui arrivé aux discussions en portant sur son uniforme un badge du chef de l'État sortant, affirmant qu'il soutenait "le commandant en chef, le président Yahya Jammeh", la délégation a quitté le State House pour la résidence de Adama Barrow qui a rejeté toutes les propositions. Au niveau de la coalition des parties politiques de l'oposition, et ses alliés, on parle d’échec de négociation.
La délégation des chefs d'Etat a dans la meme soirée discuté avec les ambassadeurs accrédités à Banjul dont les têtes de file restent les Usa, la Grande Bretagne, la Russie, le Sénégal et le Nigeria

Affaire à suivre.