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EDITO: GOOD BYE OBAMA : LES FRUITS N’ONT PAS TENU LA PROMESSE DES FLEURS

Écrit par Afrik-Inform. Publié dans Edito

Ce 8 Novembre sera élu le Président des USA. en 2008, Barack Obama est élu 44e président.Les larmes du pasteur Jesse Jackson lors de la prestation de serment d'Obama, sont encore...

 Le 4 novembre 2008, Barack Obama est élu 44e président des Etats-Unis. Explosions de joie en Afrique. Le président kényan, décréta même le jeudi 6 novembre 2008 férié. Les larmes du pasteur Jesse Jackson lors de la prestation de serment d'Obama, sont encore dans les mémoires. Le rêve exprimé par Martin Luther King se réalisait. L'Amérique, où les Noirs ont subi tant de souffrances (esclavage, ségrégation raciale, meurtres) infligées par les Blancs, venait d'élire un président.

Guy Hervé FONGANG

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Le rêve d’un continent brisé

Après deux mandats, plus d’illusions pour ceux qui pensaient capter une manne financière généreusement envoyée par le président américain en souvenir des pauvres parents africains. Sur des bases affectives et d'attentes de charité. Espérant sortir enfin de la misère et de la mal gouvernance. ils n'avaient pas compris, que Barack Obama est un Américain, élu par les Américains pour veiller scrupuleusement sur les intérêts des Etats-Unis. Ce produit du capitalisme pur et dur ne pouvait pas être cette âme charitable qui allait utiliser le profit des Américains pour sécher les larmes des Africains. Et même s'il le voulait, il n'aurait pas la latitude, malgré son immense pouvoir, de le faire, car il serait contraint, par d'autres pouvoirs et lobbies tout aussi puissants, à s'arrêter. A l'image de ses 43 prédécesseurs, Barack Obama a seulement défendu, comme le fera forcément le 45ème président à venir, le seul intérêt américain : « american interest ». Tout ce que le 44ème locataire de la Maison Blanche a eu à faire dans l'intérêt des Africains l'a aussi été pour les Usa : exploitation des hydrocarbures, quête de parts de marché africain plus importantes pour contrer l'avancée des Chinois, lutte contre le terrorisme anti-Occident, fléau dont l'Afrique, du fait de la pauvreté, pourrait en être le ventre mou. Le système politique américain est conçu pour que le grand pays de l'Oncle Sam continue de diriger le monde. Barak Obama appartient à ce système politique-là qui favorise l'émergence d'hommes et de femmes compétents, dotés d'un fort leadership, capables de faire rêver leurs compatriotes et engagés dans la réalisation d'une communauté nationale toujours plus puissante tout en étant les gardiens vigilants des intérêts de leur pays.

Barack Obama a fait montre, de détermination tel que le stipule le « way of life » (chemin de la vie) des Américains que les Africains devraient s'approprier en mettant fin aux guerres fratricides, à la haine de l'autre et aux frontières artificielles. S'affranchir de ces tares, pour créer, avec des institutions fortes et non avec des hommes forts, un espace de démocratie réelle pour marcher vers la constitution d'un gouvernement continental et réaliser les Etats-Unis d'Afrique ! Le président américain, Barack Obama, qui n'est point ce philanthrope.devant faire le développement de l'Afrique, l'a rappelé dans un important discours prononcé en 2009 devant le Parlement ghanéen.

 

Bilan mitigé

Huit ans après, Obama jouit, d'un capital politique rare pour un dirigeant étranger en Afrique. Sa posture de président « cool » et « proche des jeunes » séduit. Sa propension à dénoncer la corruption des puissants est appréciée. La déception s'affiche plus vivement lorsqu'il s'agit de comparer son bilan à celui de son prédécesseur George W. Bush. « Quand Bush lance en 2003 son plan d'aide pour le VIH Sida, 50 000 personnes en Afrique ont accès aux trithérapies. En 2008, ils sont près de 2 millions. Avec Bush, on a vu des conflits cesser, en Angola, au Liberia ou en Sierra-Leone, mais avec Obama, les crises continuent. Il ne nous a pas assez aidés à nous débarrasser de Boko Haram ou des Shebab. Il a essayé mais il n'a pas fait aussi bien que Bush. Fils d'un Kényan, moins impliqué que Bush sur le continent. Moins bien vu que George W. Bush qui a ruiné la réputation des Etats-Unis dans l'opinion mondiale. Curieusement, en Afrique, ce continent qui l'intéresse peu et dont il ne foulera même pas le sol durant son premier mandat, le président texan n'a pas laissé un si mauvais souvenir. Ses plans d'aide enchevêtrés aux programmes de sécurité lancés en Afrique du Nord et de l'Est sur fond de « guerre mondiale contre le terrorisme » s'avèrent conséquents. 15 milliards de dollars ont été investis dans la lutte contre le virus du Sida, tandis que l'aide américaine en Afrique subsaharienne triple entre 2000 et 2007. Deux repères symboliques des années Bush. En devenant le premier président noir des Etats-Unis, Barack Obama a projeté une nouvelle image du Noir dans le monde. Son initiative phare, la réforme de l'assurance-santé, a permis à des millions d'Américains d'avoir une couverture médicale. Cette initiative est, aujourd'hui, critiquée par les républicains, qui disent que les coûts excèdent les prévisions. Après les nombreuses tueries dont sont victimes des populations innocentes, le président Barack Obama, après sa réélection, a décidé de s'attaquer, encore une fois, à un des éléments constitutifs de la démocratie américaine : le port d'armes ou Gun control. Mais c'était sans compter avec le dynamisme de grand lobby de la National rifle association (Nra) qui compte 4 millions de membres.

A l'arrivée du président Barack Obama à la Maison Blanche, en janvier 2009, premier Afro-Américain à ce poste, un grand espoir s'était saisie de tous ceux qui, aux Etats-Unis ou ailleurs, croyaient à une pacification des relations interraciales dans ce pays. L'Amérique allait devenir une société post-raciale. L'Amérique, où les Noirs ont subi tant de souffrances (esclavage, ségrégation raciale, meurtres) infligées par les Blancs, venait d'élire un président.noir. Obama laisse à son successeur un pays où les tensions raciales sont toujours vives. Avec la crise économique qui a frappé les Etats-Unis en 2008, beaucoup de Blancs qui se sont appauvris ont mal digéré cette situation et sont devenus plus intolérants à l'égard des Noirs et des Hispaniques pourtant globalement plus pauvres encore. Et le fait d'avoir un président noir n'a fait qu'ajouter à leur mécontentement. Dans un pays où la détention d'une arme est un droit constitutionnel.