Culture

CAMEROUN : JOHNNY HALLYDAY EXPULSÉ DU PAYS POUR AVOIR FRAPPÉ UN MINISTRE CENTRAFRICAIN.

 

Le décès de Johnny Hallyday à 74 ans très tôt ce matin des suites d'un cancer du poumon continue de réveiller de vieux souvenirs. Mais peu connaissent l’histoire camerounaise du rockeur français, qui en mai 1968 fut expulsé du Cameroun.

Par Christ pharel

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Arrivé au Cameroun le vendredi 10 mai 1968, il sera expulsé le lendemain, car accusé de violence envers un chargé d'affaires de la République centrafricaine dans un hôtel de la capitale camerounaise. Le concert qu'il devait donner a été annulé.Le 10 mai 1968, « Monsieur Smet, dit Johnny Hallyday, chanteur fantaisiste, a causé un esclandre le jour même de son arrivée à Yaoundé.

Manifestement pris de boisson, il a déclenché une rixe à l’hôtel de l’Indépendance, au cours de laquelle il a frappé le ministre centrafricain de la Fonction publique qui se trouvait là », écrit un conseiller diplomatique français.Johnny Hallyday sera expulsé le jour même. À l’AFP, il livre alors sa version des faits : « Un type que je ne pouvais évidemment pas connaître a dit des choses désagréables à notre sujet, notamment parce que nous avons les cheveux longs. Il m’a bousculé. J’ai protesté. Puis, il m’a empoigné en déchirant mon polo. »

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Le rockeur a annulé son concert mais assure : « Je n’en voudrai pas au peuple camerounais. » Fin de l’histoire ? Pas tout à fait.L’année suivante, en 1969, le président camerounais Ahmadou Ahidjo s’adresse, à Garoua, aux troupes de l’Union nationale camerounaise, qu’il a fondée trois ans plus tôt. Dans un discours exhumé par l’historien Jean-François Bayart, il déclare : « Il n’y a pas de place pour le comportement yéyé.» C’est « le signe d’une jeunesse inadaptée, aigrie par le sentiment de son inutilité, de sa non-participation à l’édification de son propre avenir », poursuit-il encore devant les militants du parti unique. Visiblement, « l’idole des jeunes » n’était pas celle du premier président du Cameroun indépendant.

Le chanteur raconte  ce jour à Paris sa mésaventure: « Un type que je ne pouvais évidemment pas connaître a dit des choses désagréables à notre sujet, notamment parce que nous avons des cheveux longs. Il y avait beaucoup de monde autour de nous et j'étais pressé de prendre ma clé par gagner ma chambre. Le type en question semblait pressé également. Il m'a bousculé. J'ai protesté.

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Il m'a empoigné en déchirant mon polo et en cassant la chaîne que je porte autour du cou » Avait-il confié à l’AFP et de rajouter : « Je n'ai pas frappé, a-t-il répété. Je ne suis pas responsable de l'incident ».
Mais le chanteur a affirmé plusieurs fois à l'AFP qu'il n'avait pas porté la main sur le diplomate: "Je n'ai pas frappé, a-t-il répété. Je ne suis pas responsable de l'incident". Pourtant, sa version diverge avec celles des témoins. C'est d'ailleurs sur foi de ces témoignages que Johnny Hallyday a été expulsé du pays.