Culture

CAMEROUN : MARTHE-CECILE MICCA PARLE DE SON 1ER AMOUR: TOUTES LES FILLES SE RECONNAITRONT. AFRIK-INFORM

 

Un matin, alors que je traversais pour aller à la boutique du sénégalais, je l'ai croisé. Il avait la silhouette d'un jeune homme de la vingtaine, en décontracté, en chemisette et culotte. Une allure pleine d'assurance de quoi se poser des questions.

Par Marthe Cécile Micca

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Je venais d'avoir 18ans et j'étais encore très attiré par le physique des hommes. Fétichiste , je voulais d'abord voir ce qu'un homme portait aux pieds, ses tennis toujours propres ne me laissaient pas indifférente. Je rêvais déjà de l'avoir dans mes bras mais naïve que j'étais j'ignorais ce que j'allais faire de lui. J'étais belle et séduisante comme toute les jeunes filles de mon âge, je ne laissais pas les regards indifférents, j'étais toute reluisante.

Je faisais mouillée le maillot aux petits jeunes de mon quartier mais à l'époque j'avais déjà un faible pour les plus mûrs. Je penchais pour Éric il était de la trentaine moi je n'avais que 18 ans. Je les trouve plutôt attentionnés, posés et responsables, ils prennent et consacrent du temps, ils sont moins éparpillés, et savent vraiment ce qu'ils veulent. Un jour j'allais chez lui en prétextant aller saluer sa sœur, je l'ai croisé dans le couloir. Nos regards se sont croisés, on avait l'impression d'être tout nus les deux, nous nous sommes attrapés.

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On s'embrassait en pleurant, le désir était à son comble au bout d'un moment il m'a porté. Après avoir fait les escaliers il m'a déposé en me rappelant que j'étais encore jeune et pucelle, il est parti sans plus se retourner. Je suis allée voir sa sœur, on discutait dans la confusion et la passion mon cœur était dans la pièce d'à côté. Je l'entendais faire du bruit à côté, tout mon corps tremblait comme ci j'avais pris un coup de froid.

J'étais encore enfant il fallait faire discrètement, pour ne laisser aucun soupçon. Pourtant j'étais déjà amoureuse de mon voisin d'en face. Ce baiser me revenait à l'esprit et je sentais son parfum naturel me parcourir comme lors d'une balade dans une allée de roses. Une odeur forte m'envahissait jusqu'à ce que je me lève. Je suis sortie de la les pieds tremblant, je touchais à peine le sol à dire que je suis partie et nous n'avons plus jamais renouvelé cette belle expérience.

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