AFRICA NEWS ENFIN ON AIR.

Euronews a son pendant Africain.

Depuis ce jeudi 21 Avril 2016, le groupe Euronews contrôlé par le milliardaire égyptien Naguib Sawiris compte une nouvelle filiale. La toute nouvelle rédaction bilingue francophone et anglophone d'Africa News compte une cinquantaine de journalistes de quinze nationalités et presque autant de correspondants répartis sur le continent où elle est distribuée sur les principaux bouquets satellites.

Habib assana

Journaliste / afrik-inform

« Nous prévoyons de produire une quarantaine de sujets par jour, a confié Michael Peters, 44 ans, président du directoire d’Euronews et président d’Africanews au journal Le Monde. Nous avons conçu Africanews comme une chaîne d’information en continu qui soit généraliste avec un prisme économique assez fort. Nous n’avons pas vraiment de concurrents, car notre ambition est continentale. Nous avons décidé de nous lancer sous une marque propre et non pas sous le nom d’Euronews, car cette chaîne est africaine», ajoute M. Peters.

A noter que les présidences d’une quinzaine de pays ont été approchées pour accueillir le siège de la chaîne. Seul le Congo aurait rempli les conditions parmi lesquelles le « respect d’une liberté éditoriale totale », l'aide à l’implantation des locaux et la fourniture de la fibre optique nécessaire à la diffusion. Le Congo est ainsi en train de construire le futur siège d’Africanews à Brazzaville. Une tour moderne offerte en « cadeau » sera dressée non loin du palais présidentiel de Denis Sassou-Nguesso. Cependant la chaîne clame son indépendance éditoriale. 

Mais, conjuguer indépendance éditoriale et soutien financier de Brazzaville pourrait toutefois se révéler délicat dans un pays qui occupe la 115e place du classement mondial de la liberté de la presse, selon Reporters sans frontières. Et par rapport au contexte de tension politique qui règne au Congo, Nathalie Wakam,  la Rédactrice en chef adjointe d’Africanews précise  que la chaîne « n’a pas prévu d’envoyer des reporters dans le Pool pour l’instant, mais nous n’hésiterons pas à le faire si on le décide.  L’objectif n’est pas de couvrir le Congo en particulier, mais bien tout le continent. Les responsables de la chaîne ont pris les précautions nécessaires et notre production passe par Lyon pour être diffusée. » Et cette ancienne journaliste de BBC Afrique de conclure : « Si notre ton ne plaît pas aux autorités congolaises, on continuera d’émettre. On s’est tout de même assurés de cela"

 

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