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CAMEROUN-ENTREPRENEURIAT-AGRI’APP : LE NUMÉRIQUE AU SERVICE DE L’AGRICULTURE. AFRIK-INFORM

 

Le Cameroun en Afrique centrale est un scandale en matière de richesses naturelles notamment des sols et tout ce qui en sort. Un géant en Afrique dans la mesure où les ressortissants des pays voisins y trouvent une mine d’or en matière de produits agricoles, notamment de vivres frais. Ce pays que les explorateurs portugais avaient baptisé en 1892 « Rivière des crevettes », annonçait déjà la couleur de ses atouts.

Par RODRIGUE TCHOKOUAHA

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C’est un pays riche en agriculture et l’on comprend pourquoi le premier président de la République avait lancée dans les années 70 « La révolution verte », sans doute pour amener ses compatriotes à intégrer le fait qu’il fallait s’investir dans l’or vert, et que cela constituait une richesse future en n’en point douter.

Cela étant dit, il n’en demeure pas moins que ce pays est un pays des paradoxes. Et l’autre paradoxe se trouve donc dans le fait que le Cameroun étant un pays producteur de vivres frais, nombre de ses agriculteurs ont des difficultés à écouler les produits de leurs champs vers la ville, lieu où se trouvent d’innombrables consommateurs. Ici l’on indexe les coûts de transport dus à la mauvaise qualité des routes, des stations de pesage et le prix des carburants qui demeure somme toute encore élevé dans un pays producteur de pétrole. Très souvent, ce sont les pays voisins et même ceux de l’hexagone qui raffolent les produits agricoles du Cameroun en ravivant ainsi la vedette aux consommateurs locaux qui manquent curieusement les moyens logistiques pour leur approvisionnement. Du coup, les consommateurs camerounais se plaignent non seulement de la cherté de la vie, mais aussi de la mauvaise qualité des produits agricoles qui leurs sont vendus. C’est dans ce contexte que de jeunes compatriotes très aguerris en matière de technologies de l’information et de la communication, viennent de mettre sur pied une application technologique pouvant aider d’un côté les agriculteurs à vendre les produits de leurs champs sans se déplacer, et de l’autre les consommateurs à les acheter en cliquant tout simplement sur un ordinateur connecté au réseau internet ou un smartphone ayant accès au réseau. Le projet s’appelle « Agri’App », une plateforme de mise en relation d’un côté les agriculteurs, et de l’autre les consommateurs ou les acheteurs, afin que le commerce se fassent en ligne de façon propre et moderne.

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Mécanisme

Concrètement, vous êtes dans votre résidence et vous avez envie de consommer de l’ananas, pour ne prendre que cet exemple. Sans vous déplacer, il vous suffit d’aller sur la plateforme consulter les différents fournisseurs ou producteurs d’ananas répertoriés et vous cliquer sur le nom de celui que vous jugez le mieux apte à fournir un ananas à votre goût. Vous restez sur place et tout le reste est joué par les jeunes applicateurs du site et vous avez votre ananas livré en un temps record. C’est certes le commerce en ligne, mais on n’avait pas encore vu ça en matière de vente des produits agricoles. Le mécanisme est ainsi fascinant mais les jeunes concepteurs ont rassuré le public au cours de la cérémonie de lancement du projet, qu’ils disposent non seulement d’une forte équipe en back office qui assure le virtuel et les mises en jour, mais surtout un volet concret et c’est pour cela qu’en plus du projet Agri’App, il y a le volet transport logistique et conditionnement, ce qui assurera aux produits un conditionnement idoine et des moyens de transport conséquents, pour le bonheur des clients consommateurs : c’est le projet « Agri’App Express ». C’est un projet qui pourrait générer des bénéfices de l’ordre de 5 milliards au bout de 5 ans, pouvant employer plus de 200 000 jeunes par an. Le coût du projet étant de 500 millions de francs CFA, un appel public de fonds a été lancé, qui est encadré par un cabinet d’experts. Déjà lors de la cérémonie de lancement, les promoteurs ont annoncé une promesse de 59 millions de francs CFA à collecter dans les jours suivants. Les souscriptions des parts au projet sont ouvertes au prix de 10 000 l’action.

                                                                                 

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