AFRIQUE, TOTAL DICTE SA LOI ET RECLAME 330 MILIARDS DE FCFA DE DEDOMMAGEMENT À L'ALGÉRIE.

La compagnie pétrolière française Total a engagé des poursuites contre l’Algérie et la Sonatrach compagnie pétrolière nationale. Elle accuse celle-ci d’avoir modifié la fiscalité du pétrole à l’avantage du peuple algérien, et réclame 330 MILIARDS DE F CFA (500 millions d’euros) de dédommagement.

Dalvarice NgoudjouJournaliste / Geostratege 
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Le pétrolier TOTAL reproche à l’Algérie «la façon dont, au milieu des années 2000, elle a rétroactivement modifié à son avantage le partage des profits tirés du pétrole et du gaz», l’entreprise pétrolière française et Repsol, son partenaire espagnol, ont engagé une procédure d’arbitrage en mai contre la Sonatrach, la compagnie pétrolière publique algérienne.
Dans la discrétion la plus absolue, une requête a ainsi été déposée auprès de la Cour internationale d’arbitrage de Genève. Bien que cette procédure judiciaire ait été entamée par deux entreprises privées, le gouvernement français, qui consulté par la direction de Total, n’a pas mis son véto à la procédure (Elle en a le droit). 
Dans les faits, courant 2006, l’Etat algérien a en effet instauré une «taxe sur les profits exceptionnels», demandant aux entreprises étrangères opérant sur le territoire algérien à s’acquitter d'un impôt supplémentaire allant de 5% à 50% de la valeur de la production lorsque le prix du baril dépasse 30 dollars. 
En réalité, en plus de la possibilité de récupérer les 500 millions d'euros de dédommagement, Total et Repsol espèrent, par cette procédure, faire pression pour négocier un accord plus favorable avec l’Algérie. «La porte [des négociations entre le gouvernement algérien et Total] reste ouverte», a ainsi indiqué un fonctionnaire du géant pétrolier français au site d’information afrik-inform.com.