AFRIQUE-ENERGIE : LA NAMIBIE VEUT DEVENIR TROISIEME PRODUCTEUR MONDIAL D’URANIUM

La Namibie veut profiter de l'occasion de la Conférence du Southern African Power Pool (SAPP) pour solliciter le concours des pays amis afin de réussir son entrée sur marché de l’uranium. En effet, ambitionnant de devenir 3e producteur mondiale d’uranium, ce petit pays de moins de 3 millions d’habitants de l’Afrique australe avait été approché par le géant de l’uranium le français AREVA ainsi que le chinois Swakop.

Dalvarice Ngoudjou Journaliste / Géostratège

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Le sous-sol de la Namibie, renferme la 6eme réserve mondiale d’uranium (6%), juste derrière le Niger. Le pays est également, en 2015, le 6eme producteur mondial de minerai d’uranium, avec 2993 tonnes d’uranium contenu, selon la World Nuclear Association. Areva espérait y exploiter la mine de Trekkopje, un ancien actif d’Uramin, où le groupe français a investi plus de 550 milliards de F cfa (835 millions d’euros), peine perdue, au regard de la production minime. Le chinois Swakop Uranium, ne perdant pas de temps a annoncé le lancement, à la fin de ce mois d’octobre, des opérations dans sa mine de Husab. Ce projet d’une valeur de plus de 1 000 milliards de f CFA (2 milliards de dollars) devrait produire, la première année, 15 millions de tonnes de minerais, avant de monter à sa capacité nominale de 50 millions de tonnes annuelles. Cependant, le plus grand obstacle est de rejoindre le club des fournisseurs mondiaux de l’uranium, un club contrôlé par certaines puissances mondiales. Le ministre namibien de l'Énergie, Obeth Kandjoze a profité de ce sommet dans son pays pour monter au créneau et demander aux pays membres de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'apporter à son pays les soutiens nécessaires pour se lancer dans le commerce de l'uranium. Car, le pays n'est pas encore membre du Groupe des fournisseurs nucléaires dont le but est de gérer les exportations d'uranium dans un cadre de non-prolifération des armes atomiques. Selon le ministre, le commerce d'uranium est lourd de contraintes. Pour lui, le gouvernement veut intégrer la liste des pays membres de l'AIEA pour accéder au groupe des pays fournisseurs nucléaires. Pour en être membre, le pays a besoin du vote favorable des 48 pays qui composent l'instance de gestion de l'énergie nucléaire. Par ailleurs, le ministre namibien de l'énergie indique que l'adhésion de son pays au groupe des fournisseurs permettra d'utiliser l'énergie nucléaire pour soutenir ses technologies médicales et agricoles et son approvisionnement en eau. Ainsi chaque pays africain doit s’approprier son développement et non lorgner vers les aides venant de l’étrange