ECONOMIE - LE PASSAGE POINTE-NOIRE – BRAZZAVILLE – BANGUI EN PHASE DE REOUVERTURE

À la faveur de la paix retrouvée au Congo et en Centrafrique, ces deux pays redynamisent leurs relations. La voie fluviale constituant une voie par excellence pour le trafic des marchandises et des personnes. Ils viennent de s’engager, dans le cadre d’un mémorandum d’entente signé cette semaine à redynamiser l’ancien corridor Pointe-Noire Brazzaville-Bangui (transport fluvial et terrestre) afin d’augmenter leurs échanges commerciaux.

Bianca FATOU

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Le mémorandum d’entente sur le transport de surface (fluvial et terrestre) a été ratifié à Brazzaville par le ministre congolais des Transports, de l’Aviation civile et de la Marine marchande, Gilbert Mokoki et son homologue centrafricain de l’équipement, des transports, de l’aviation civile et du désenclavement, Théodore Jousso, en présence des experts des deux pays. Les deux gouvernements ont résolu à «actualiser les accords de coopération entre les deux pays en matière de transport ; finaliser le projet de convention en matière de transports de surface initié par la partie centrafricaine en mai 2004 ; et mettre en place une commission technique mixte chargée du suivi de la mise en œuvre des dispositions du mémorandum d’entente», précise le communiqué conjoint. «C’est avec un grand plaisir que nous avons signé ensemble ce mémorandum d’entente, les précédents accords entre nos deux pays notamment l’accord relatif aux transports inter-Etats dataient des années 1969 et 70», s’est félicité le ministre centrafricain Théodore Jousso.

Pour la partie centrafricaine, en effet, compte tenu de l’évolution du contexte économique intervenue durant toutes ces années, il fallait réactualiser ces dispositifs entre les deux Etats en fonction des nouveaux modèles économiques voulus par les parties. Cet ancien corridor le long du fleuve Congo d’environ 1,300 km avec les commerces intermédiaires, avait été interrompu suite à la guerre civile qui avait secoué le Congo entre 1997 et 1998.

La voie fluviale constitue une voie par excellence pour le trafic des marchandises et des personnes, a rassuré le ministre congolais, Gilbert Mokoki. Car, a-t- il poursuivi, en matière de transport de marchandises la fluidité du trafic devra améliorer la situation économique des deux pays, les conditions de vie des populations riveraines et le commerce inter-Etats.