SENEGAL- ECONOMIE : LE JAPON OCTROIE 180 MILLIARDS DE FCFA AU SENEGAL POUR DESSALER LA MER

Dans le cadre du projet d’appui à la couverture sanitaire universelle et du projet de dessalement de l’eau de mer, le Japon vient d’accorder un prêt de 179,515 milliards de F CFA au Sénégal. Le ministre de l’Economie, des Finances et du Plan, Amadou Bâ et l’ambassadeur du Japon au Sénégal, Takashi Kitahara ont signé, cet accord de prêt concessionnel relatif s’inscrivant dans le programme d’appui à la couverture maladie universelle. Pour un montant de 35,903 milliards de Yens japonais, soit 179,515 milliards de FCFA.

Bianca FATOU

                                                                                                                                                                                    Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Le Japon a ainsi répondu favorablement à la requête du Sénégal pour la réalisation de ses projets dans les domaines de l’hydraulique et de la santé. Il a accordé au gouvernement un financement de 35,903 milliards de Yens japonais, soit 179,515 milliards de FCFA pour l’appui au projet de dessalement de l’eau de mer et à la couverture maladie universelle. La signature des accords de prêt concessionnel entre Amadou Bâ, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan et Takashi Kitahara, ambassadeur du Japon au Sénégal. Pour le projet de dessalement de l’eau de mer, le montant est de 137 milliards de FCfa contre 42 milliards de FCFA pour l’appui à la couverture sanitaire. Le projet de dessalement de l’eau de mer aux Mamelles a pour but, la construction d’installations de dessalement et l’aménagement de réseaux de distribution en eaux destinés à renforcer la capacité de production d’eau potable pour Dakar.

Le ministre Amadou Bâ a magnifié la coopération bilatérale entre le Sénégal et le Japon. Ce pays, a-t-il affirmé, contribue de façon significative au développement économique et social du pays. Les interventions de cette agence couvrent les secteurs prioritaires de l’économie nationale allant des infrastructures, à l’hydraulique, l’assainissement mais aussi l’éducation et la santé. Selon le ministre des Finances, par ces deux conventions de financement de 179,515 milliards de FCfa, le Japon a largement dépassé les engagements financiers d’un montant de 110 milliards de FCfa . La réalisation de ces deux projets se traduira par un progrès notable dans les domaines de l’hydraulique et de la santé. Il a rappelé que le Sénégal a toujours accordé une priorité au sous secteur de l’hydraulique en raison notamment de la place centrale de l’eau en milieu urbain et rural. Il est d’avis que malgré les investissements réalisés et les résultats positifs enregistrés par le Programme eau potable et assainissement du millénaire (Pepam), des efforts restent à faire pour améliorer la qualité et la distribution de l’eau potable et maintenir un meilleur équilibre dans l’accès à cette ressource précieuse. C’est pourquoi, explique Amadou Ba, le gouvernement, conscient de la nécessité de diversification des sources d’eau, s’est engagé dans le projet de dessalement de l’eau de mer qui constitue, aujourd’hui, une réponse fiable, économique et durable aux besoins urbains en eau. Mansour Faye, ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement souligne, quant à lui, que la signature de ces deux accords constitue un moment historique pour le pays.

La réalisation du projet repose sur une planification technique s’étalant sur une période de 4 ans à compter de la signature accord de prêt intervenu le 15 novembre 2016. Le lancement de la sélection du Consultant est prévu en décembre 2016, le démarrage des études détaillées en avril 2017 ; Lancement des appels d’offres de ce projet sera fait en octobre 2017, le démarrage des travaux est prévu pour octobre 2018 et la mise en service de l’unité de dessalement de l’eau de mer des Mamelles est attendue en janvier 2021.
Amadou  Bâ, ministre de l’Economie, des Finances et du Plan a salué ce financement japonais car, à son avis, «malgré les investissements réalisés et les résultats positifs enregistrés notamment par le PEPAM (Programme eau potable et assainissement du Millénaire), des efforts restent à faire pour améliorer la qualité et la distribution de l’eau potable et maintenir un meilleur équilibre dans l’accès à cette ressource rare».


 

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