CAMEROUN : LA BANQUE MONDIALE VEUT QUE LE CAMEROUN SE DEBARRASSE DE CAMTEL

Pour ceux qui pensaient qu’ils avaient déjà tout vu avec des « conseils » à la fois surprenants et même curieux des fonctionnaires des institutions de Breton Wood, qu’ils déchantent ,car ces derniers ont encore des tours de magie à montrer aux africains.

                                                                      Dalvarice Ngoudjou Journaliste / Geostratege 

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Le dernier en date, c’est la sortie de la directrice des opérations de la Banque Mondiale, Elisabeth Huybens, qui conseil aux autorités camerounaises de   démanteler la CAMTEL.

En effet, lors d’un atelier organisé le 2 mars dernier à Yaoundé.
Au cours de son exposé, la directrice des opérations de la Banque mondiale, Elisabeth Huybens, a expliqué que le démantèlement de Camtel favorisera l’émergence de la bande passante pour tous. Selon la directrice des opérations, cette entreprise parapublique bien qu’ayant le monopole sur les infrastructures terrestres est aussi en compétition avec les autres opérateurs. Il semble important que les comptes liés aux revenus du Backbone national et des stations sous-marines soient indépendants.
En outre, a suggéré Elisabeth Huybens, il faut un arrêt des subventions croisées incluant les revenus des trafics internationaux finançant entre autres les services déficitaires de Camtel. En plus de vouloir favoriser les multinationales étrangères opérant dans la téléphonie mobile au Cameroun, la banque mondiale est beaucoup plus préoccupée par les initiatives des autorités camerounaises pour solidifier ce mastodonte qu’est aujourd’hui CAMTEL. Ces derniers ayant décidé de collaborer avec les chinois d’Eximbank contrairement à ce

qu’espéraient les financiers de la banque mondiale.

Ainsi, en 2014, le président Paul Biya avait signé un décret habilitant le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire à signer un accord de prêt d’un montant d’environ 41, 040 milliards de FCFA avec la banque Exim Bank Chine. C’était pour le financement du projet d’extension du Backbone national à fibre optique. Depuis sa mise en place, le taux de pénétration d’internet au Cameroun est passé de 4% en 2010 à environ 20% ce jour, selon les chiffres de la Banque Mondiale elle même, le taux d’abonnés du téléphone fixe et mobile est passé de 28% à 92% entre 2010 et 2014. De même, la couverture des réseaux mobiles est passée de 35% à 93% de la population au cours de la même période. Tout ces progrès ont contribué à une baisse drastique du cout de l’appel et autres services liés ; même s’il ya encore de nombreux améliorations à faire.

Attendons de voir la réaction des autorités camerounaises face au conseil de l’un de leur plus fidèle conseiller de tout les temps, avec les effets que nous constatons sur les économies africaines en générale et camerounaise en particulier.