AFRIQUE, FOOTBALL : BALLE AU CENTRE !

Après la coupe d’Afrique organisée en 1972, le Cameroun abritera  la Coupe d’Afrique des nations masculine en 2019. L’impréparation observée laisse pantois et dubitatif. L’ouverture de l’euro le 10 juin 2016  a cristallisé toutes les attentions. 150 millions de téléspectateurs avaient les yeux rivés vers le petit écran. Un signal fort pour que la mobilisation des troupes soit un impératif catégorique. Le Cameroun ne doit pas passer à coté de ce rendez vous historique. La balle doit être remise au centre.

G .H . F.  Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Exemples d’outre mer

L’ouverture de l’Euro le 10 Juin dernier sur le plan organisationnel était un vrai show télévisé. Une cérémonie telle qu’elle, les camerounais en rêvent à l’occasion de la prochaine coupe d’Afrique des nations. Hélas rien que le montant des paris de ces jeux estimé à prés de 60 milliards, est à des années lumières du budget du Cameroun. Cette évidence nous oblige à redescendre sur terre, et à voir la réalité en face. Le budget consacré à l’Euro est tout simplement déconcertant. La date de la Coupe d’Afrique des nations féminine, Cameroun 2016, avait été repoussée pour  des considérations d’ordre météorologique, notamment la forte pluviométrie. Initialement, les dates retenues  étaient du 8 au 22 octobre 2016, la partie camerounaise avait obtenu du Comité exécutif de la Caf, un sursis d’un mois. Ainsi, le tournoi s'est  déroulé du 19 novembre au 3 décembre 2016. A moin de 20 mois  de la compétition masculine, aucun signe ne présage que le Cameroun soit près pour cette autre  compétition à venir. Faut remettre la balle au centre.  Comment ne pas admirer le profésionalismeet la  pro activité du pays d’Omar Mbongo. qui a acceuillit  la CAN en 2017, 12 mois avant, le pays avait déjà clairement affiché ses ambitions. La mascotte était connue, les différents théâtres du spectacle aussi. Mieux, les artistes retenus pour la circonstance clairement identifiés. Faut résolument mettre la balle au centre. Le temps qui reste au Cameroun est évidemment très court. Mais il faut sauver les meubles, les apparences aussi. Le Cameroun c’est le Cameroun, Impossible n’est pas camerounais. Ces aphorismes défraîchis du pays de Roger Milla, Yannick Noah, Samuel Eto’o ont fini par plonger le peuple tout entier dans une apathie collective. L’achat en 2016 de 16 véhicules destinés au suivi de la construction des infrastructures sportives pour un cout total de 567 millions à provoquer l’ire de tout un peuple alors que les stades peinent à sortir de terre. Certains chantiers sont carrément à l’arrêt, à l’instar du Grand stade Paul Biya de 60.000 places. Cette belle fête sportive semble remise aux calendes grecques.

L’enjeu dépasse le jeu

Le football reste et demeure un Jeu. Jouer est un verbe intransitif. On joue à quelque chose. On joue au football, on joue au basket, on joue au tennis. Etc… mais on boxe. L’intransitivité de ce verbe traduit à suffisance le caractère ludique du football. Remettons simplement la balle au centre et jouons. Des incidents à l’instar de ceux vécus au cours de la rencontre Angleterre – Russie à Marseille tuent le jeu. Les passions la plus part du temps durant ces moments sont incontrôlables. L’émotion règne en maitre. Mais ça ne restera qu’un jeu. L’enjeu dépassant parfois le jeu. Ces incidents entre supporteurs ont fait une cinquantaine de blessés. Mais le pire aurait pu arriver. Le monde a encore à l’esprit l’incident survenu au cours de la dernière CAN en Guinée Equatoriale. Au cours de la demi finale Ghana –Guinée Equatoriale. Alors que la Ghana menait 3-0, mecontents, les supporteurs guinées ont envahi le stade. Le match fut interrompu pendant plus de 35mn, la rencontre aussi pour des raisons sécuritaires. Le football quoi qu’en pensent certains demeure un jeu, même si la bataille se gagne en dehors du stade et dans le stade.