AFRIQUE: ELECTIONS MISS, « COLONIALISME MODAL »:DICKTAT D’UN MODELE DE BEAUTE.

 L’organisation des élections miss en Afrique est une tendance lourde. Une manière de célébrer la beauté africaine. Malheureusement, avec l’explosion des Médias, les réseaux sociaux, la diffusion des séries télévisées hollywoodiennes, la femme africaine a perdu ses repères. Elle a tendance à s’identifier à la femme occidentale, sacrifiant les canons de beauté originels tant magnifiés par Le poète sénégalais Léopold Sedar Senghor dans son poème Femme noire.

Guy Hervé Fongang
contact@afri­k-inform.com

Choc des cultures, l’influence de l’occident et la puissance de la publicité.
L’image de la femme noire africaine a considérablement évoluée, accentuée par la publicité de produits cosmétiques pour femmes noires. Des critères de beautés définies par la culture occidentale comme modèles. La publicité contribue à créer chez les femmes des situations d'inconfort et mieux encore, de négation de soi à l'origine des problèmes de santé comme l'éclaircissement de la peau. Du fait des éléments linguistiques et non linguistiques utilisés dans ces publicités pour construire et représenter la féminité. La publicité très souvent impose un modèle unique de beauté féminine, en présentant des clichés savamment retouchés de femmes toujours plus grande, plus mince, plus jeunes, à la musculature tonifiée. Ce qui entretien chez de nombreuses femmes, un constant sentiment d’insatisfaction face à leur apparence. Ces femmes consomment ainsi toujours d’avantage de produits. Elles veulent presque toutes ressembler à Beyonce, Shakira, Kate Moss…Elles veulent avoir des jambes interminables, Avoir un teint clair-mate, être mince, très mince avec des lèvres charnues, une poitrine pulpeuse. Avec l’explosion des médias, les canons de beauté de la femme africaine ont tendance à s’harmoniser avec ceux de la femme occidentale. Il existe désormais une espèce de femmes appelées ‘’femmes arc en ciel ‘’ ou ‘’femmes caméléon’’, la mise en avant des femmes au teint clair dans les médias, est l'une des causes du blanchiment de la peau chez les femmes noires dans tout les pays confondus. Ces femmes qui ne correspondent pas à ce modèle noir de beauté imposé par les medias, ne se sentent pas valorisées et cherchent à ressembler à ce qu'on lui dit être LA BEAUTE NOIRE ABSOLUE.


LA NOSTALGIE DE LA FEMME AFRICAINE
Jadis, les Hommes avaient une préférence pour les femmes pleines de rondeurs, avec une forte et généreuse poitrine communément appelée dans le jargon local ‘’lolos’’.On distinguait même une échelle de classification de’’ lolos’’ par ordre décroissant de grosseur ; parmi les catégories les plus courues et prisées, on distinguait des lolos pastèques, les lolos papayes, les lolos noix de coco et les lolos oranges. Le fessier était aussi un canon de beauté très déterminant dans les canons originels de beauté africaine, Les femmes aux fessiers denses, relevés et soutenus communément appelés selon les pays (les Dombolo,les botcho, les bobarabas, les makandi, les tassaba, les wolossos) étaient considérés comme très belles.
Terminée l’époque des femmes corpulentes. Complexées par leur poids et leurs formes généreuses, les femmes africaines se plongent de plus en plus dans des régimes forcés pour apparaître chétives, anorexiques avec un postérieur plat comme une planche un véritable ‘’Colonialisme modal’’, Les femmes se oignent les fesses, les seins et les hanches avec des ‘’pommades et décoctions magiques’’ afin d’avoir le postérieur de Jennifer Lopez, les seins de Pamela Anderson et le déhanché de shakira. Les plus riches optent généralement pour la chirurgie esthétique. Dans les rues, ou devant la télévision, les femmes sont victimes de la mode. Au fur et à mesure des années, un modèle de beauté international s’est vu diffusé et imposé dans la société. Même si certaines femmes mettent en avant les atouts dont elles disposent avec fierté, d’autres préfèrent choisir le chemin de la transformation, sans pour autant se soucier des dangers de ces pratiques.