RIO 2016 : L’AFRIQUE GAGNE AVEC MAESTRIA

 Le but de l’olympisme est de mettre le sport au service du développement harmonieux de l’homme en vue d’encourager l’établissement d’une société pacifique.10500 athlètes africains y sont. Après l’historienne française Hélène Carrère d’Encausse, l’ex-président de la Confédération suisse Pascal Couchepin, un Africain est pour la première fois Grand témoin de la compétition. MANU DIBANGO  veillera au respect de la Charte olympique, selon laquelle le français est une langue officielle des Jeux, au même titre que l’anglais.

Par Guy Hervé Fongang 

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LA PARTITION  DE L’AFRIQUE,

A 81 ans, Manu Dibango dans ses nouvelles fonctions transmettra les exigences de la francophonie sans froisser les organisateurs. Le musicien n’a pas uniquement un rôle de représentation. Il sera présent dans le village olympique, échangera avec les athlètes. Et rédigera un rapport en fin de mission. Mondialement connu, notamment grâce à son tube « Soul Makossa », MANU DIBANGO souhaite « créer quelque chose d’artistique » autour des JO en mettant à contribution son relationnel. Proposer un hymne, comme celui qu’il avait écrit pour la Coupe des Tropiques en 1964 ou pour la Coupe d’Afrique des Nations en 1972. Dans cette compétition, L’Afrique du Sud a le plus gros contingent parmi les 54 pays africains en lice à Rio, avec 143 participant(e)s. La deuxième plus grosse délégation vient d’Egypte (123). Suivent, loin derrière, le Kenya (79), le Nigeria (78), l’Algérie (68) et la Tunisie (61).l’Afrique a le plus de représentants en Athlétisme Il y a un sportif de chaque pays du continent sur l’épreuve reine des Olympiades. Puis la natation avec 39 pays du continent en lice. Suivent le judo (32 pays), la boxe (17 pays), le taekwondo (12) et l’haltérophilie (11).

AU DELA DU SPORT

Les Jeux olympiques se déroulaient, comme aujourd’hui, tous les quatre ans. Mais restaient dédiés aux dieux et organisés par des prêtres. Ils marquaient une trêve religieuse et sportive dans les conflits du moment : les guerres étaient suspendues pendant un mois, et personne ne devait entrer armé à Olympie. Pierre de Coubertin l’homme à qui on doit les jeux olympiques, du moins dans sa forme actuelle, comprit très tôt les limites de notre éducation dans ce domaine, ce qui l'encouragea sans doute à promouvoir une idée essentielle : celle de la rénovation des jeux Olympiques. Sa vie fut alors de l'histoire d'un refus permanent : celui d'un monde sclérosé. Il s'efforcera dès lors de donner à l'homme des raisons d'espérer. Ouvert sur le pacifisme et l'œcuménisme face aux tensions internationales, il écrit dans Pédagogie sportive : « L'effort est la joie suprême ; le succès n'est pas un but, mais un moyen pour viser plus haut ; l'individu n'a de valeur que par rapport à l'humanité. »

In fine, L’olympisme est une philosophie de la vie, exaltant et combinant en un ensemble équilibré les qualités du corps, de la volonté et de l’esprit. Alliant le sport à la culture et à l’éducation, l’olympisme se veut créateur d’un style de vie fondé sur la joie dans l’effort, la valeur éducative du bon exemple et le respect des principes éthiques fondamentaux universels. Indépendamment des appartenances religieuses et politiques, le sport a cette capacité de réussir à fédérer tout le monde. Certains pays africains ont même pour religion le football. Une  espèce de fraternité qui en somme favorise la compréhension et contribue ainsi à la paix dans le  monde.