L’urgence d'une presse francophone au Ghana

 Aujourd’hui plus qu’hier, le Ghana connait un flux migratoire impressionnant. Cependant et contre toute attente tous ses investisseurs et travailleurs qualifiés d’expression française rebroussent chemin hélico suite à l’indisponibilité de l’information en langue française. Pour s’en convaincre d’avantage, le français occupe à ce jour la 5e place mondiale, 55% de francophones vivent en Afrique et d’ici 2060 le monde comptera environs 750 millions de francophones. De ce qui précède il est urgentissime pour le Ghana, pays partageant toutes ses frontières d’avec les francophones d’accélérer l’implantation d’une véritable presse francophone dans son territoire.

Patrick Clement Oyieh

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Dans son discours d’ouverture aux premières assises de Français au GHANA du 14 et 15 Octobre 2014, l’Ambassadeur de France au Ghana, Frédéric Clavier, a affirmé que ces assises sont dédiées à un secteur particulièrement important de la coopération, pas uniquement pour la coopération bilatérale, mais aussi pour la coopération entre le Ghana et les pays francophones à ses frontières, ainsi que ceux de la CEDEAO.

En effet, pays d’Afrique Occidentale situé au bord du Golfe de Guinée, la République du Ghana à pour langue nationale l’anglais malgré son ardant désire de s’ouvrir au monde francophone. Bien plus, comme tous  les Etats du monde, le GHANA aspire profondément à l’émergence, pour un mieux-être de ses populations. C’est ce qui explique entre autre son ouverture au reste du monde sans distinction linguistique.

Dès lors se pose la question de savoir s’il n’est pas urgentissime pour le GHANA, vue ses relations de coopération bilatérales et /ou multilatérales d’avec les pays d’expression Française d’une part et, le flux des investisseurs partageant essentiellement la langue de Molière d’autre part, d’ouvrir la porte à une presse francophone dans son ensemble ?

Nul doute, l’importance d’une presse francophone n’est plus à démontrer tandis que son absence se pose avec acquitté aujourd’hui dans le pays de KWAME NKRUMAH  et moult raisons le témoignent à suffisance :

D’abord le GHANA dans sa situation géographique, se retrouve noyé, mieux encerclé par les pays essentiellement d’expression française ; pays avec lesquels il entretient depuis fort longtemps des échanges commerciaux importent ainsi qu’une main œuvre abondante. Mais ces relations d’échange restent très sous exploitées à cause d’une barrière linguistique d’où l’urgence d’une presse francophone (écrite, cybernétique, audiovisuel…) ;

En suite étant donné à ce jour qu’aucun pays sérieux ne saurait vivre en autarcie et aspirer à son émergence dans un monde globalisé et globalisant, le GHANA a emboité le pas de la mondialisation en s’ouvrant non seulement à ses alliés d’hier avec qui il partage la langue de l’oncle SAM mais aussi et d’avantage ceux d’aujourd’hui : les pays francophones à travers une foultitude de coopérations (politique, économique, social…).

Ces diverses coopérations tant bilatérales que multilatérales seront alors d’autant plus bénéfiques et porteuses pour le GHANA que s’il facilite l’accès à l’information sous toutes ses formes à travers l’implantation effective d’une presse francophone aux côtés de celle d’expression anglaise, pour ses multiples investisseurs et pourvoyeurs d’emploi et de richesses.

C’est l’occasion idoine et somme toute trouvée, de lancer un appel en direction du politique et de la société civile pour une incitation et l’érection des politiques facilitatrices pour l’installation et l’implantation des organes de presse d’expression francophone. Certes les bases de cette entreprise sont jetées ; j’entends la création et l’installation de la section UPF (Union Internationale de la Presse Francophone) le 24 Mai 2015 et, les structures comme « The francophone cafe » section du GHANA d’une part et par ailleurs, le Ghana est devenu membre associé de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) au Sommet de Bucarest, en septembre 2006 d’autre part ; il reste donc que chacun, en ce qui le concerne et à son niveau apporte une pierre à l’édifice pour que le GHANA soit désormais une destination privilégiée pour tous les investisseurs : Anglophone et Francophone.