Ghana : Tué à neuf coups de couteaux

Un pâtissier se fait poignarder par son employer et son corps est retrouvé sans oreilles

Par Patrick Clement Oyieh 

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Feu Kassim Kwuame, né le 23 juin 1980 à koumassi, capital économique du Ghana, de Kwuame Jhon et de Mafa Bwon, le célèbre pâtissier du quartier Madina à Accra, domicilier à shiashi sur la double voie dans un appartement chic, a subi neuf violents coups de poignard que lui a administrés dans nuit du samedi 26 octobre dernier, son employé.

Un des brave et dynamique garçon qu’il employait comme contrôleur dans sa boulangerie lui a froidement ôté la vie. Ce denier, hamadou Mahama, est toujours en fuite après son macabre forfait.

Crimes rituels?              

Longtemps niés, souvent relativisés, timidement réprimés, les crimes rituels ont fini par susciter une indignation générale jusque sur les réseaux sociaux. Le comble de l’horreur a été atteint avec la découverte du corps affreusement mutilé de la jeune Isabelle Akabu multi-poignardée, retrouvé sans vie, le 20 janvier à Libreville.

Sept adolescentes ont par la suite connu un sort similaire. Le 17 mars, le corps sans vie de la petite Astride Atsame a été retrouvé sur une plage de la capitale. Elle n’avait que 7 ans. La police a saisi des glacières dont le contenu serait destiné à approvisionner l’écœurant marché dit des « pièces détachées ». En janvier 2013, le Cameroun est sous le choc d’une série d’assassinats survenus au quartier Mimboman, à Yaoundé.

Une dizaine de victimes, toutes de sexe féminin et âgées de 15 à 25 ans, sont recensées. La police soupçonne un trafic d’organes entre le Cameroun et le Gabon voisin. Sous la pression de la presse, une enquête est ouverte. Elle débouchera sur plusieurs arrestations. Au Burundi, ce sont les albinos qui sont pris pour cible. En cinq ans, une vingtaine d’entre eux ont été tués.

Même chose en Tanzanie, où les meurtres rituels sont en recrudescence, selon Navi Pillay, la haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme. Mais ce trafic d’organes n’est pas destiné à quelque malade en attente de greffe : les organes (langues, yeux, coeurs, oreilles et sexes).

Les faits:               

Le décès de la victime a été constaté aux urgences du centre hospitalier de la Police nationale. Selon les premiers éléments de l’enquête, le bourreau avait réclamé de l’argent à son patron qui tardait à s’exécuter, d’où l’échange de propos qui a abouti aux coups de poignard et à la misterieuse disparition des oreilles. 

Feu Kassim Kwuame et son bourreau hamadou Mahama, originaire de la même région, travaillaient dans en étroite collaboration et en parfait entente depuis cinq ans. En sa qualité de pâtissier et de chef d’entreprise, Feu Kassim Kwuame etait rompu aux techniques de managements. il accueillait tres aimablement les clients qui affluent en masse, et tenait lui même la caisse d’argent. L’un des jeune qui travaille sous ses ordres, en l’occurrence son bourreau hamadou Mahama, lui aurait posé un problème d’argent à l’approche du weekend et cela a tourner au vinaigre.

La même source ajoute que le patron traînait les pieds à mettre la main à la poche. Impatient, le tueur s’est armé samedi nuit d’un couteau pour inviter en aparté dans un coin, son patron. Puis, peu après, les cris de secours de ce dernier ont attiré la foule. Il a été retrouvé gisant dans du sang. Son agresseur lui avait assené neuf coups de poignard et tranche les deux oreilles. Évacué aux urgences du centre hospitalier de la Police nationale, Kassim Kwuame a succombé vers 23H à ses blessures. La police qui est aux trousses du suspect a ouvert une enquête. Kassim Kwuame laisse une femme de 26 ans et deux enfants. La famille, les amis, les voisins et les clients sont tous inconsolables. Affaire à suivre…