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EDITO : EMMANUEL MACRON AU MALI : L’HUMILIATION AFRICAINE DE TROP

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24 mai 2017

EDITO : EMMANUEL MACRON AU MALI : L’HUMILIATION AFRICAINE DE TROP

 

Le 19 mai, Emmanuel Macron effectuait un déplacement au Mali. Rappelant qu’il est le Chef d’État des pays africains et les dirigeants africains de simples gouverneurs‎. L’Afrique se souvient encore de l’humiliation et l’affront infligé par Sarkozy à l’Afrique en 2007. Il affirmait dans le temple de la connaissance à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, que l’homme africain n’était pas assez rentré dans l’histoire. Aujourd’hui, le nouveau chef d’État français perpétue l’humiliation.

Guy hervé FONGANG

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L’HUMILIATION D’UN CONTINENT

En déplacement au Mali, Emmanuel Macron ne s’est pas donné la peine d’atterrir à Bamako pour y être accueilli, comme il est de coutume diplomatiquement, par son « homologue » Ibrahim Boubacar Keïta. La cerise sur la bêtise, Emmanuel Macron a pris la peine d’appeler le président IBK DU Mali pour lui dire qu’il n’avait pas le temps de passer à Bamako. Il a donc directement atterri à Gao. Ou il été rejoint par le Président du Mali.‎
le rapport de force est clair. L’Afrique se trouve une fois de plus humilié sur son sol ‎ du fait du manque de dignité de ses chefs d’Etats.

Emmanuel Macron marche sur les traces de ses prédécesseurs. C’est à croire qu’ils ne considèrent même pas les pays africains comme des Etats dignes de ce nom, des Etats au même pied que la France. Il est arrivé au Mali, à la base militaire française de Gao pour rencontrer les troupes engagées dans l'opération Barkhane. Ainsi, le tout nouveau Président consacre sa première visite en Afrique au Mali, ou du moins à ses militaires déployés à Gao. Il y a rencontré le Président du Mali, Ibrahim Boubacar Keita pour un entretien officiel. Entretien qui dans les règles de l’art, devait se tenir à Bamako.

Une volonté manifeste de la France de poursuivre une posture de supériorité à l’endroit des Etats africains. Ceci consiste à imprimer dans l'imaginaire et la conscience des africains, l'idée selon laquelle, la France demeure une "puissance" militaire "salvatrice". La volonté de renforcer son option sur la diplomatie de guerre et non sur celle du développement et de la paix. Après avoir déstabilisé la Libye et installé une situation de chaos dans la zone du Sahel, la France réapparaît en "sauveur" et en "rédempteur" dans un climat total de naïveté et d'amnésie des africains.

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ENJEUX D’UNE VISITE MEPRISANTE

Vaste territoire dans le Sahel, le Mali est le pays qui concentre un nombre important des troupes françaises en Afrique. à travers l’Opération Barkhane investie de la mission de mener une lutte sans merci contre les groupes jihadistes et terroristes sévissant dans le Sahel en général et dans le septentrion malien en particulier.
 
À la suite des événements de mars 2012, le militantisme radical en a profité pour transformer le Nord du pays en un sanctuaire de jihadistes, opérant alors avec les groupes terroristes et narcotrafiquants. Mais, la promptitude avec laquelle la France, sous François Hollande, a répondu à l’appel des autorités de la transition malienne a été salutaire dans la mesure où l’avancée fulgurante des ennemis de la République vers le Sud du pays fut nettement stoppée par les forces françaises, alors sous la bannière de l’Opération Serval qui deviendra Force Barkhane.

 En remettant les clés de l'Elysée à Emmanuel Macron, l'ex-chef d'État lui a aussi laissé une guerre entre les mains: l'opération Barkhane, qui a pris le relais de l'opération Serval en août 2014, menée par l'armée française en coopération avec les autres pays de la région du Sahel (Burkina Faso, Tchad, Mauritanie, Niger). Signe que le tout nouveau président a conscience de l'enjeu sur place.

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En janvier 2013, François Hollande avait dressé trois grands objectifs que devait remplir l'intervention française au Mali: «arrêter l'agression terroriste qui consistait à vouloir, y compris jusqu'’à Bamako, le contrôle du pays», «sécuriser Bamako» et «permettre au Mali de recouvrer son intégrité territoriale», selon ses mots. Si, contrairement à 2012, les groupes djihadistes et salafistes ne menacent plus l'intégrité du pays, et que les grands axes du pays sont sécurisés, de larges pans du territoire échappent toujours au contrôle de Bamako.

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