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UN PLAN MARSHAL POUR L’AFRIQUE EN COURS APRÈS L’ESCLAVAGE

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14 juin 2017

UN PLAN MARSHAL POUR L’AFRIQUE EN COURS APRÈS L’ESCLAVAGE

 

Ces 12 et 13 juin une dizaine de chefs d’États du continent se mobilisaient à l’initiative de l’Allemagne dans le cadre de sa présidence du groupe des 20 pays les plus industrialisés du monde (G20). Angela Merkel a ainsi pris l’engagement de mobiliser la communauté internationale en faveur d’un plan Marshall en faveur d'une dizaine de pays du continent. Le commerce des esclaves africains sur la côte Atlantique et sur la côte australe donnant sur l'océan indien  représente un drame humain d’une ampleur historique inégalée. Un handicap démographique pour l’Afrique dont les effets perdurent jusqu’à nos jours.

Guy Hervé FONGANG

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Neufs chefs d'Etat africains dont une majorité d'Afrique de l'Ouest et sept (7) pays francophones ont répondu présent à la conférence intitulée «Partenariat G20 Afrique, investir dans un avenir en commun» qui s’est tenu les 12 et 13 juin à Berlin. A l'invitation d'Angela Merkel. les chefs d'Etat ivoirien, Alassane Ouattara, tunisien, Béji Caid Essebsi, nigérien, Mahamadou Issoufou, rwandais, Paul Kagamé, sénégalais, Macky Sall, ghanéen Nana Akufo-Addo, égyptien, Abdel Fattah al-Sissi et malien, Ibrahim Boubacar Keïta ainsi que le guinéen, Alpha Condé. Plusieurs autres pays du continent se sont fait représenter par d'importantes délégations ministériels et d'hommes d'affaires. Cette Conférence intervient un mois presque avant le prochain sommet des chefs d'Etat et de gouvernements du G20, prévu les 7 et 8 juillet prochain à Hambourg, visant à mobiliser les investisseurs internationaux en faveur de l'Afrique que l'Allemagne a décidé d'ériger en priorité de sa présidence du G20.

Le plaidoyer des chefs d’états africains

les chefs d'Etat africains représentants l'Afrique à Berlin se sont tour à tour relayer à la tribune de la conférence pour non seulement marquer leur adhésion à l'initiative allemande, mais aussi pour faire la promotion des atouts et potentiels de croissance que recèlent leurs pays et expliquer qu'ils ont besoin de plus de soutien financier pour atteindre leurs objectifs de développement.

Intervenant à la cérémonie d’ouverture de la Conférence du G20 sur l’Afrique, le président de la République, Alassane Ouattara, a marqué son adhésion à cette approche qui vise à améliorer les conditions des investissements privés et à inciter les organisations internationales et régionales à conclure, en coopération avec des pays africains intéressés et des partenaires bilatéraux, des accords pour attirer les investissements privés.

Pour la mise en œuvre de cette initiative, le président Ouattara estime qu’il serait utile de veiller à ce que les conditionnalités croisées" ne constituent pas un frein. Le "Compact Africa" devrait principalement couvrir les projets d’infrastructures, de transport et d’énergie.

Procédant le 4 août 2016, à l’ouverture de la réunion annuelle des gouverneurs africains de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international à Cotonou, le président Patrice Talon invitait les participants à la réfléchir et trouver les arguments nécessaires pour le financement d’un plan Marshall au profit de l’Afrique.

La volte face de la France

En octobre 2012, Jean-Marc Ayrault s’était engagé à mettre en place «une politique de réparations pas seulement financières», donc y compris financières, François Hollande s’y est opposé le 10 mai 2013, en évoquant dans son discours «l’impossible réparation». En novembre 2014, au cours de sa visite à Thiaroye (village sénégalais où s’est produit un massacre colonial tristement célèbre en 1944), François Hollande a déclaré : «Je suis venu réparer l’injustice», sans qu’on sache à ce jour ce qu’il mettait concrètement derrière ces mots.

Le 10 mai 2015, lors de l’inauguration du Mémorial Acte en Guadeloupe, François Hollande s’est engagé à «s’acquitter» de sa dette à l’égard d’Haïti, car la France a exigé de ce peuple des réparations à l’envers au lendemain de l’indépendance (l’équivalent de 21 milliards de dollars d’aujourd’hui), mais une dépêche de l’Élysée a expliqué quelques heures plus tard qu’il ne s’agissait que d’une «dette morale».

Emmanuel Macron de passage à Alger déclarait au journal Echorouk News: «La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime, c’est un crime contre l’humanité, c’est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes.»

 A lire...EDITO:L’AFRIQUE GAGNE LE PARI DE LA PARITÉ.

Un plan Marshall à tête chercheuse

Selon Gerd Muller ministre allemand de la Coopération et du développement économique, l’application d’un plan Marshall avec l’Afrique serait un bénéfice pour l’économie Allemande et Africaine. Il propose un plan de développement qui mise sur l’entrepreneuriat, le secteur privé, les énergies renouvelables et la croissance verte.

Après une tournée africaine, en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso, en Tunisie et l’Égypte, le ministre Gerd Muller et sa délégation, ont constater que le continent, devra créer 20 millions d’emplois par an et multiplier le nombre d’établissements d’enseignement et de formation pour répondre à l’accroissement de la population, qui devrait atteindre 2 milliards d’individus d’ici 2050.

Ce plan, qui s’inscrit dans le cadre l’Agenda 2063 de l’Union africaine, devra mettre l’accent sur la mobilisation économique, l’éducation, et les programmes de formation et entrepreneuriat pour offrir aux millions d’Africains de meilleures perspectives, essentielles à l’avenir du continent, à l’Europe et au monde.

Ce projet préconise une coopération gagnant-gagnant pour l’Afrique et les pays occidentaux dans les domaines de l’éducation, le commerce, le développement économique et l’énergie”, note la BAD.

Le plan, a-t-il déclaré, vise à renforcer le soutien au développement des chaînes de valeur agricoles dans les pays d’Afrique pour leur permettre de tirer des bénéfices appropriés des produits, en citant les exemples du coton au Burkina Faso et du cacao et du café en Côte d’Ivoire.

 

Le fameux plan marshal

Pour mémoire, la notion de “Plan Marshall” renvoie au ” Programme de rétablissement européen “, qui était un programme américain de prêts accordés aux différents Etats de l’Europe pour aider à la reconstruction des villes et des installations bombardées lors de la Seconde Guerre mondiale. Le 5 juin 1947, le Secrétaire d’État américain, George Marshall, lance, en pleine guerre froide (lutte idéologique et d’influence entre les États-Unis d’Amérique et la Russie), le plan Marshall qui est un plan d’aide financière destiné à ‘’tous les pays qui le souhaitent’’, pour la reconstruction de l’Europe. Initialement appelé programme de rétablissement européen, c’est un programme américain de prêts accordés aux différents États de l’Europe pour aider à la reconstruction des villes et des installations bombardées lors de la 2e guerre mondiale. D’un montant de 13 milliards de dollars (l’équivalent de 150 milliards d’euros aujourd’hui), il s’agissait de prêts, mais surtout de dons en nature et en argent. La Grande Bretagne qui en récupère 26% et la France 23% en sont les principaux bénéficiaires.

16 pays européens acceptent l’aide des Américains : Autriche, Belgique, Danemark, Irlande, France, Grande-Bretagne, Grèce, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Suède, Suisse et Turquie. En fait, tous les pays qui ont échappé en 1945 à l’occupation soviétique. En 1949, ils seront rejoints par la République Fédérale Allemande.

La Russie refuse  l’aide et ne bénéficiera pas du plan Marshall pendant la guerre froide. À l’instigation de Staline, les États d’Europe centrale occupés par l’Armée rouge refusent le plan Marshall : la Bulgarie, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie et la Tchécoslovaquie, l’Albanie, la République démocratique allemande (RDA), la Mongolie et Cuba, la Yougoslavie.

 

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