Me Charles Tchoungang , EX bâtonnier et avocat d’Ahmed ABBA séquestré et drogué à la veille d'un procès dans un hôtel de yaoundé.

Me TCHOUNGANG rendu à Yaoundé pour défendre son client AHMED ABBA dans l’affaire ’’ETAT DU Cameroun/AHMED ABBA’’ (correspondant RFI en langue Haoussa au Cameroun), s’est retrouvé nu dans une Chambre d’hôtel qui n’était pas la sienne.

Par Eric Vareni

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Les faits remontent en fin juillet 2015 lorsque le tribunal militaire de Yaoundé interpelle Ahmed Abba pour « complicité d’acte de terrorisme et non-dénonciation d’acte terrorisme ».

A l’ouverture du procès le 29 février dernier, Maitre Charles Tchoungang avait qualifié la détention d’Ahmed d’illégale et arbitraire, car n’ayant pas respecté les délais réglementaires en vigueur qui est de vingt-huit jours.

.Radio France internationale « employeur »d’Ahmed Abba, a régulièrement exprimé son inquiétude sur le sort réservé à son correspondant détenu dans le secret total, sans aucune possibilité pour le détenu d’entrer en contact avec un membre de sa famille, ses  avocats ou même son médecin. D’après RFI, Le 16 octobre, Maître  Charles Tchoungang avait écrit au président de la république Paul Biya et au Ministre d’État, ministre de la justice du Cameroun Laurent Esso. Deux lettres qui seraient restées sans réponse. Face à cette situation Radio France internationale a rappelé son attachement au principe de la présomption d’innocence, et cela d’autant plus qu’un examen attentif de l’ensemble des interventions d’Ahmed Abba  à l’antenne permettront d’attester de l’impartialité de son travail. Conclusion logique ; selon les avocats : toutes ses entorses à la procédure ne peuvent induire que l’annulation pure et simple du procès.

Ce 28 mars 2016 était le jour de la 2ème audience du procès. Le tribunal à peine installé, Me Tchoungang ancien bâtonnier et avocat d’Ahmed Abba demande la permission de faire une déclaration : « M. le président on a essayé de m’assassiner hier soir… je suis arrivé à Yaoundé hier soir et je suis descendu comme souvent, à l’hôtel Djeuga palace.  A la réception on m’a attribué la chambre 407.Dans l’ascenseur qui était censé me conduire à ma chambre, je suis agrippé par 3 individus, j’ai eu une sensation de piqure et je me réveillé le lendemain complètement nu dans la chambre 240. Je cherche mes effets je ne les retrouve nulle part y compris mes téléphones et la clé de ma voiture, M. Le président j’ai été séquestré, drogué et fouillé de fond en comble. Certainement que mes bourreaux cherchaient à me soutirer les documents en rapport  avec le dossier de mon client… » 

A la suite de ces déclarations, L’audience est suspendue et renvoyée pour le 25 avril 2016.

Joint au téléphone par nos soins (afrik-inform.com) ce lundi 28 mars 2016 à 17H 40, d’une voix affaiblie Me TCHOUNGANG réitère « ils m’ont enlevé, ils m’ont injecté un truc, je ne sais pas ce que s’est, je me suis réveillé dans une chambre qui n’était pas la mienne, ils cherchaient des documents, mais que je n’avais pas sur moi, écoutez je suis très fatigué… »

Qui sont-ils ? Que veulent-ils ?

Affaires à suivre…