FRANCE- AFRIQUE : LE PRÉSIDENT MACRON S’ENGAGE A RESTITUER LE PATRIMOINE DE L’AFRIQUE. AFRIK-INFORM

 

Ce 5 mars, le président français, a confié à deux experts culturels, d’examiner les conditions dans lesquelles les œuvres seront rapatriées. Comme il s’y était engagé dans son discours de Ouagadougou fin novembre 2017.

Par Bianca Fatou

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Profitant de la visite à Paris du président béninois Patrice Talon, le chef de l'État français, Emmanuel Macron, a annoncé la nomination de deux « personnalités incontestables » pour délivrer leur avis d'ici novembre sur la question de la restitution des œuvres d'art. Il s'agit de l'historienne d'art Bénédicte Savoy, membre du Collège de France, et de l'écrivain et universitaire sénégalais Felwine Sarr.

ils devront notamment examiner les conditions dans lesquelles ces œuvres pourront être rapatriées puis protégées dans leurs pays d'origine. « Nous avons la volonté ferme de bien faire les choses », a dit M. Macron. Précision : ces restitutions imposeraient de changer la loi française en raison des principes juridiques « d'inaliénabilité et d'imprescriptibilité (...) des collections publiques ».

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 « Ce qui nous intéresse, c'est de pouvoir présenter ce patrimoine qui est le nôtre », a expliqué lundi M. Talon. « Nous le faisons non pas dans un esprit de conflit, mais de coopération avec la France », notamment pour « faire du tourisme un pilier majeur de l'économie béninoise ». Selon Irénée Zevounou, ambassadrice du Bénin à l'Unesco, « 4 500 à 6 000 objets (béninois) sont en France, y compris dans des collections privées ». L'accaparement des trésors du royaume du Dahomey – trônes royaux, récades (sceptres royaux), portes sacrées du palais d'Abomey, statues anthropomorphes... – s'était fait lors des batailles coloniales entre 1892 et 1894, mais aussi par des missionnaires ou des missions culturelles.

Emmanuel Macron avait créé la surprise lors de sa tournée en Afrique de l’Ouest, en novembre 2017, en déclarant vouloir « un retour du patrimoine africain à l’Afrique ». « Le patrimoine africain […] doit être mis en valeur à Paris, mais aussi à Dakar, Lagos, Cotonou […] Ce sera l’une de mes priorités. D’ici cinq ans, je veux que les conditions soient réunies pour un retour du patrimoine africain à l’Afrique », avait-il dit dans son discours à l’université d’Ouagadougou.

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