CAMEROUN – POLITIQUE : PAUL BIYA LANCE LES HOSTILITES ET SIFFLE LA FIN DE LA RECREATION. AFRIK-INFORM

 

Un décret du Chef de l’Etat signé le 9 juillet 2018  convoque le corps électoral et donne rendez-vous aux électeurs  dans les bureaux de vote  le 7 octobre prochain.  Les vrais candidats sortiront enfin du bois. L’agitation et les candidatures virtuelles terminées. 


Par Christian Djimadeu

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


L’annonce a été faite au cours du journal parlé de 17 heures du Poste national de la CRTV. Le décret du chef de l’Etat convoque l’ensemble du corps électoral.  Paul Biya fixe la date du  scrutin au  7 octobre 2018. Ce jour là,   les électeurs seront attendus dans bureaux de vote de 08h à 18h sur l’ensemble du territoire national. La convocation du corps électoral s’inscrit  en effet dans le respect  des dispositions légales. L’article 6, alinéa 4 de la constitution dispose que  « l’élection aura lieu vint (20) jours au moins et cinquante (50) jours au plus avant l’expiration des pouvoirs du Président de la République  en exercice »

La première  conséquence de cet acte du chef de l’Etat est la suspension immédiate de l’opération d’inscription des citoyens en âge de voter sur les listes électorales. L’agenda de la présidentielle  prévoit le 19 juillet comme date limite de dépôts des candidatures, le 8 août  comme jour de publication des candidatures validées et le 24 septembre marquera le début officiel de la campagne électorale.

A lire...CAMEROUN-OPINION : JEAN-BAPTISTE PLACCA « LE CAMEROUN A UN GROS PROBLEME… ». AFRIK-INFORM

Plusieurs citoyens avaient déjà exprimé leur volonté de prendre part à cette élection présidentielle. Pour l’essentiel des néophytes politiques qui veulent challenger pour la première fois le candidat du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) partis au pouvoir. Parmi eux, Joshua Osih du Social démocratic front (SDF), qui bénéficie du retrait de John Fru Ndi, opposant historique de Paul Biya (1992-2011) ; Maurice Kamto, leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun, créé en 2012 ; Akéré Muna, président du partis NOW, un jeune parti politique; Cabral Libii, leader du mouvement "11 millions d’inscrits sur les listes électorales", candidat du partis Univers. 
Notons que la présidentielle de 2018 intervient au moment où la situation reste tendue dans les deux régions anglophones du Cameroun, où certains sécessionnistes multiplient des actes de tueries sur les populations et les forces de défense.   Ce lundi 9 juillet, des coups de feu ont été entendus à Buea  dans la région du  Sud-ouest. 

Selon le gouvernement, plus de 80 membres des forces de sécurité ont été tués dans ces combats. Quelque 160.000 personnes ont fuit leur logement à la suite des violences. L'Agence nigériane de gestion des urgences (Sema), parle   de 34.000  personnes allées se réfugier au Nigeria,

0
0
0
s2sdefault