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ÉDITO : MERKAMTO POLITIQUE CAMEROUNAIS. AFRIK-INFORM

 

Le Cameroun a très souvent  passé des moments de vives tensions à la veille des échéances électorales. L’élection présidentielle de cette année fut marquée par une attente forte : une coalition de l’opposition que le peuple souhaitait de tous ses vœux pour mettre fin à 36 ans du régime RDPC parti-Etat. Dans cette attente, la théâtralisation de l’espace public sera fortement dominée par le MRC de Maurice Kamto qui aura par la qualité de ses ralliements surpris, séduit et  imposer l’agenda setting.  Prenant  le contre pied de certains thuriféraires du régime et de la société civile.

 

Par Guy Hervé Fongang

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Depuis le retour du multipartisme en 1990, les élections présidentielles pluralistes de 1992, 1997, 2004 et 2011 ont, chacune, toujours été marquées par un serpent de mer : la coalition des partis politiques de l’opposition. Si celle de 1992 a été un succès pour le moins éclatant avec Ni John Fru Ndi comme candidat de la coalition de l’opposition, cette expérience hante toujours l’opinion. Les expériences ratées de 1997, 2004 et 2011 ravivent encore les tensions au point où certains laisseraient croire que l’opposition doit encore passer par cette option de coalition pour espérer une alternance.

Le surprenant Mercato  politique du MRC

 

Maurice Kamto  candidat à la présidentielle du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) a agréablement surpris plus d’un observateur. Plusieurs personnalités inattendues  apporteront une caution à sa candidature. Paul Éric Kingue président national du Mouvement patriotique pour un Cameroun nouveau (Mpcn). Ex militant du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), l’ancien prisonnier incarne la rupture dans un environnement marqué par l’hyper-domination d’un régime RDPC à l’image écornée par la mal-gouvernance, mais qui parvient à neutraliser toute force de l’opposition jusqu’ici. Lui qui a marqué les esprits par sa volonté, et sa tentative de combattre la délinquance fiscale des entreprises françaises installées dans son territoire de commandement.  Directeur de campagne de M. Kamto  est l’ancien Maire de Njombe Penja très critique contre Paul Biya et son régime. En dehors de P. E. Kingue, membre de cette coalition, il ya également : La dynamique nationale pour la renaissance, d’Albert Dzongang,  ancien du RDPC. Le Rassemblement démocratique pour la défense de la République (Rddr), dont le président national est Dieudonné Yapolé. Le Front de solidarité nationale (Fsn), de Pami. Le Parti libéral démocrate (Pld), de  Jean-Robert Yapoué. La ligue démocrate dirigée par Fabien Mvondo. L’Union des populations du Cameroun (Upc) section de l’Ouest, l’Upc section du Littoral, la base du Paddec (Parti démocrate des patriotes pour le développement), dont le premier vice-président national et des militants ont rejoint le MRC le 17 août 2018 à Douala deux jours après la décision de Jean de Dieu Momo, président national dudit parti politique, de rallier le groupe (G20).  A cela il faut ajouter  Christian Penda Ekoka  conseillé technique à la présidence de la République  qui a  démissionné du RDPC,  pour soutenir Maurice Kamto. Avec son mouvement AGIR, Christian Penda Ekoka dit avoir choisi le candidat du MRC sur la base de l’occupation du terrain, la fréquence des meetings, l’offre politique, son expérience, mais surtout pour sa volonté de faire bouger les lignes. La cerise sur le gâteau, l’alliance que personne n’a vu venir c’est le désistement d’AKERE MUNA ancien bâtonnier du Cameroun et fondateur de la branche camerounaise de l’ONG de lutte contre la corruption Transparency International au profit de Maurice KAMTO. Musicien à ses heures perdues, Kamto tient en haute estime les artistes. Et ils le lui rendent bien. Le cinéaste Jean-Pierre Bekolo a appelé à voter en sa faveur. Valsero aussi, caution jeune et compositeur de la bande-son du « Chassement », ce Grand Soir espéré avec le départ de Paul Biya. Le Bassiste Richard Bona  a également exprimé son soutient pour Maurice Kamto.

L’alternative d’un Merkamto gagnant

 

Pour tous les Camerounais ayant un minimum de sens politique et de l’histoire, cette élection devrait être l’occasion de déverrouiller enfin un système hermétique qui non seulement nous a été imposé de l’extérieur, mais surtout, a réussi à faire pendant 36 ans mains basses sur notre pays. La victoire électorale au Cameroun ne s’improvisera pas et ne sera jamais un fait du hasard relevant d’une sorte de génération spontanée. Elle sera la construction méticuleuse, laborieuse et méthodique d’un travail politique qu’on aura commencé en amont bien longtemps avant la tenue du scrutin proprement dit.

A lire...CAMEROUN – PRESIDENTIELLE 2018 : MAURICE KAMTO SE PROCLAME VAINQUEUR DE L\'ÉLECTION. AFRIK-INFORM

Au lendemain de sa sortie tonitruante au cours de laquelle il a annoncé avoir marqué son «pénalty», synonyme d’avoir remporté l’élection présidentielle du 07 Octobre, le candidat du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) reçoit des tacles venant de partout. Aussi bien au sein de la majorité que dans l’opposition, la classe politique semble prendre ses distances vis-à-vis de cet ancien ministre délégué de la Justice et professeur agrégé de droit.

 Des exemples qui parlent

 

Ce mardi 10 juillet, le principal parti d'opposition, le People's democratic party (PDP), a annoncé le ralliement de plusieurs partis afin de battre le chef d'Etat nigérian aux élections présidentielles prévues pour l'année prochaine. Parmi ces organisations qui se sont jointes au PDP, on notera l'African democratic Congress (ADC), un mouvement politique formé au cours de cette année par l'ancien président Olusegun Obasandjo mais aussi le Reformed all progressive Congress (RAPC), la faction dissidente du parti de Buhari formée la semaine dernière et qui rassemble essentiellement des parlementaire déçus de la politique du président.  Avec un candidat commun, ils augmenteront sensiblement leur chance de battre le chef de l'Etat dont le camp est actuellement empreint de dissensions. Plus les jours passent, plus les adversaires de Muhammadu Buhari se renforcent. 

Au total,  39 partis d'opposition, ont pris l'engagement de choisir un candidat commun en vue de la présidentielle de février 2019. Pour choisir l'heureux gagnant, ils auront recours à la tradition du « zooning ». Celle-ci consiste à alterner un chef de file issu du nord et du sud du pays. Plusieurs noms circulent déjà. Bukola Saraki, actuellement président du Sénat ou encore de Donald Duke, ancien gouverneur du Cross River, sont notamment évoqués.

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