MALI-COTE D’IVOIRE : ECHANGE DE COUP DE FEU ENTRE SOLDATS MALIENS ET IVOIRIENS A LA FRONTIERE.

Ce mardi, les soldats maliens ont ouvert le feu sur un détachement des Forces ivoiriennes dépêchés à la frontière avec le Mali pour le rapatriement des militaires ivoiriens enlevés.

Dalvarice Ngoudjou

Journaliste / Geostratege 

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Des éléments des forces régulières ivoiriennes ont été enlevés, dimanche 1er mai 2016, à la frontière entre la Côte d’Ivoire et le Mali.

Des sources ont affirmé à  afrik-inform.com qu’il s’agirait de deux militaires et d’un policier qui sont portés disparus depuis ce jour, dans la région du Folon dans le district d’Odienné au nord du pays. Ahmed Bakayoko, ministre ivoirien de l’Intérieur n’a pour l’heure ni confirmé ou infirmé cette information, qui pourrait être une énième menace pour la sécurité du pays.

Ce mardi, les soldats maliens ont ouvert le feu sur un détachement des Forces républicaines de Côte d’Ivoire dépêchés à la frontière avec le Mali pour le rapatriement de trois militaires ivoiriens enlevés.

Un soldat ivoirien a été blessé lors des tirs, a confié cette même source, tout en précisant que les deux soldats et le  policier interpellés étaient toujours retenus par l’armée malienne.

Ces soldats maliens accusent les trois militaires ivoiriens d’avoir franchi leur zone, proche de la ville de Fakola (300 km au sud de Bamako) qui avait été la cible d’une attaque djihadiste en juin 2015.

En réalité ce n’est pas la première fois que de similaires incidents ont lieu en Côte d’ Ivoire. En effet, la localité d’Olodio, une sous-préfecture située entre Grabo et Tabou a été attaquée par des individus non identifiés, mercredi 2 novembre 2015, très tôt dans  la matinée. Sept soldats de l’armée ivoirienne avaient perdu la vie lors de cette attaque.

Le bilan faisait état de sept morts dans le camp des Forces Républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI). En outre, quatre assaillants auraient été tués lors de ces attaques sanglantes. L’attaque de Grand-Bassam, le dimanche 13 mars dernier, avec à la clé plusieurs morts a incité les autorités ivoiriennes à prendre des mesures sécuritaires supplémentaires.

Vivement que la paix revienne et que les soldats enlevés soient libérés.