RDC: POLITIQUE - TENSIONS A LUBUMBASHI AU PROCES DE MOISE KATUMBI. LA POLICE DISPERSE DES MANIFESTANTS, KATUMBI BLESSÉ 

 La tension qui règne en RDC depuis quelques jours a été exacerbée ce vendredi 13 Mai quand la police congolaise a refoulé plusieurs milliers de partisans de l'opposant congolais Moïse Katumbi aux alentours du palais de justice de Lubumbashi.

Habib ASSANA

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M.Katumbi répondait pour la troisième fois au parquet dans le cadre d'une enquête diligentée contre lui pour "recrutement de mercenaires étrangers". Non loin du tribunal, la police a tiré des gaz lacrymogènes sur la foule tandis qu'à l'intérieur les agents s'employaient à chasser à coups de matraques, des dizaines d'avocats arrivés depuis plusieurs heures et affirmant vouloir plaider gratuitement pour M. Katumbi.

Pour sa troisième journée d'audition par un magistrat du parquet de Lubumbashi, M. Katumbi est entré au palais de justice vers 12H05 (10H05 GMT) tout de blanc vêtu - comme lors de ses auditions de lundi et mercredi - visiblement tendu, accompagné de ses avocats habituels et de membres de sa famille. Selon ses avocats, Moïse Katumbi a été brutalisé à son arrivée au palais de justice dans les heurts opposant ses partisans à la police. Il aurait reçu des coups dans les jambes et inhalé du gaz lacrymogène. Sa défense a donc protesté auprès du procureur et l'audience a été ajournée pour qu'il puisse être soigné.

Candidat déclaré à la prochaine présidentielle censée avoir lieu avant la fin de l'année, M. Katumbi est accusé par les autorités d'avoir recruté des mercenaires, ce qu'il dément, voyant derrière cette affaire la main du pouvoir, qu'il accuse de vouloir le mettre hors jeu. Pour justifier cette thèse,  Katumbi s'appuie sur la dernière décision de la Cour Constitutionnelle  qui a Mercredi dernier autorisé le président de la RDC Joseph Kabila à rester en fonctions au-delà du terme de son mandat, fin 2016, si l'élection présidentielle censée avoir lieu cette année n'est pas organisée.