NIGERIA- ECONOMIE : LE PRESIDENT BUHARI A INSTRUIT UN PLAN POUR ARRETER L'IMPORTATION DE RIZ, DU BLE, DU SUCRE… EN 2018

 Le Nigéria envisage d'arrêter l'importation du riz, du blé, du sucre, du coton, de la pâte de tomates et même de la viande transformée en 2018. 

Dalvarice Ngoudjou  | Journaliste / Geostratege

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Cette nouvelle vient d'être annoncée par la ministre d'État du Commerce et de l'Industrie, Mme Aisha Abubakar. Elle a révélé cette instruction du président BUHARI lors d'une session interactive avec les entrepreneurs et investisseurs tenue pendant le Sommet économique et d'investissement dans l'Etat septentrional de Katsina.

D'après elle, le Nigeria arrêtera par exemple l'importation du coton et d'autres produits de base afin d'assurer l'autosuffisance pour les fabricants de textiles et de vêtements dans le pays.

La ministre a souligné que l'administration actuelle était engagée dans la production de ces produits au Nigeria. Mme Abubakar a fait savoir que le pays n'avait aucun importateur de ces six produits de base en raison de leur abondance.

Plus tôt, Aminu Masari, gouverneur de Katsina, a appelé les investisseurs potentiels à rencontrer les officiels du gouvernement avec des plans réalisables qui pourraient simplifier le processus d'investissement de l'État. Cela aura pour effet d' éliminer les goulots d'étranglement qui ralentissent souvent la mise en place des industries. 

M. Masari en a profité pour assurer les artisans et PME de la volonté de son administration de fournir des terres pour l'établissement des incubateurs d'entreprises pour eux. Il a ajouté que son gouvernement continuerait à promouvoir les produits, les services et les entrepreneurs locaux.

Le gouverneur a indiqué qu'une grande partie de la terre à Katsina avait été allouée au ministère fédéral de la Communication pour l'établissement d'un Centre national d'incubation.

En outre, il a révélé que huit centres de formation professionnelle avaient été réhabilités pour préparer les jeunes à se lancer dans le monde du travail . 

Les annonces du Nigeria vont curieusement à l'encontre du discours qui prévaut dans les pays francophones qui s'activent tous à ratifier  les Accords de Partenariats Economiques que certains économistes locaux qualifient de suicidaires pour les jeunes entreprises et le tissus économique embryonnaire de ces pays.