Égypte : UN AVION D'EGYPTAIR S'ECRASE EN MÉDITERRANÉE AVEC 66 PERSONNES A BORD

 Le mystère plane toujours sur les causes de la disparition du vol MS804 d’EgyptAir tôt ce jeudi matin. Cependant de nouvelles informations laissent entendre que cette disparition serait due à une cause externe, l'équipage n'ayant pas eu le temps d'envoyer de message de détresse au contrôle aérien avant la disparition de l'avion. 

Par Habib Amir ASSANA 

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Le Ministre de l'Aviation Civile d'Egypte a immédiatement relevé que l'hypothèse d'un attentat est plus que plausible.

Le vol MS804 d’EgyptAir effectuant la liaison entre Paris et Le Caire a disparu des écrans radars jeudi 19 mai à 2 h 45 (heure du Caire), au-dessus de la mer Méditerranée. L’appareil avait décollé mercredi soir à 23h09 Gmt de l’aéroport Roissy Charles-de-Gaulle en France , avec à son bord cinquante-six passagers, deux pilotes, trois agents de sécurité et cinq membres d’équipage cabine, soit 66 personnes au total. Trente Égyptiens et 15 Français voyageaient à bord du vol EgyptAir reliant Paris au Caire qu'ils auraient du rallier à 2h. Celui-ci s'est abîmé en mer Méditerranéeau large de la Crête, à 280km du Caire  jeudi, ont confirmé les autorités françaises. 

Le ministère égyptien des Affaires étrangères a annoncé dans un communiqué avoir échangé des condoléances avec Paris, ce qui pourrait constituer une reconnaissance officielle du fait que les 66 personnes ont trouvé la mort. Il s’agit, selon EgyptAir, de 30 Égyptiens, 15 Français, un Britannique, un Canadien, un Belge, un Portugais, un Algérien, un Soudanais, un Tchadien, deux Irakiens, un Saoudien et un Koweïtien.

L’Égypte, la France et la Grèce ont lancé des recherches en Méditerranée pour tenter de retrouver la trace de l’avion. La coopération entre États de la méditerranée se met en branle et déjà,  plusieurs bateaux et des avions de recherche font route vers la zone du crash.  Selon une source grecque, l’appareil s’est écrasé au large de l’île de Karpathos et de gros objets flottants mais jusque là non identifiés ont été repérés dans la mer. 

Mais la journée n'aura pas été de tout repos dès les premiers signes de cette disparition. Dès 

8 heures 30, la compagnie égyptienne publiait déjà une liste énumérant les nationalités des passagers. 8 heures 40, dans un communiqué, le service de communication de la présidence française annonce que les présidents français et égyptien, François Hollande, et Abdel Fattah al-Sissi, se sont entretenus. Cinq minutes plus tard, 

8 heures 45 Egyptair, affirme que l’armée égyptienne a capté un signal électronique de détresse deux heures après le dernier point de contact, information démentie un peu plus tard par l'armée. 

A 10 heures, EgyptAir n’a toujours pas confirmé le crash de son avion au large de l’île grecque de Karpathos. A 10h25, la compagnie aérienne égyptienne assure qu’elle ne connait pas les raisons pour lesquelles l’Airbus A320 avait disparu des écrans radar dans la nuit au-dessus de la Méditerranée. "Il n’y avait rien d’anormal", va déclarer à Reuters Ahmed Adel, vice-président d’EgyptAir. 

Ce n'est qu'à 11h05 que le ministère égyptien des Affaires Etrangères va annoncer dans un communiqué avoir échangé des condoléances avec Paris après ce qu’il nomme la "chute" de l’avion. Cette déclaration constitue la première reconnaissance officielle du fait que les 66 personnes qui se trouvaient à bord de l’appareil ont vraisemblablement trouvé la mort. A 11h35, l'aviation civile grecque et l’armée égyptienne précisent  qu' "il n’y a pas eu de signal de détresse de l’avion". 

Dans la foulée, en direct à la télévision,  le président français François Hollande confirmera que l’appareil s’est abîmé en mer Méditerranée. La justice française va de son côté annoncer l'ouverture d’une enquête sur les circonstances du crash, et des recherches lancées en Méditerranée par l’Égypte, la France, la Turquie et la Grèce,  pour retrouver la trace de l’avion. Les recherches se poursuivent.