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SOUDAN – POLITIQUE : UN APRÈS EL BECHIR ENSANGLANTÉ. AFRIK-INFORM

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03 juin 2019

SOUDAN – POLITIQUE : UN APRÈS EL BECHIR ENSANGLANTÉ. AFRIK-INFORM

 

Ce lundi 3 Juin, les militaires soudanais ont fait 30 morts et plus de 200 blessés lors de la dispersion des manifestants. Des violences qui ont été fortement condamnées par la communauté internationale, qui entend agir afin de trouver une solution définitive à ce conflit qui dure depuis plus de 6 mois désormais.

Par Gilles Noubissie

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En effet, alors que le collectif Alliance pour la liberté et le Changement (ALC), pionnier de ces contestations, a déclaré qu’il n’y a plus rien à part les corps des martyrs que les manifestants ne peuvent pas sortir, le conseil militaire de transition a quant à lui démenti toute forme de dispersion par la force.

Des déclarations qualifiées de mauvaise foi, alors que dans une vidéo qui circule sur la toile, on aperçoit une panique générale de la population manifestante, et des militaires qui tirent à bout portant dans la foule. Dans son dernier bilan provisoire, le Comité central des médecins, proche de la contestation, compte "plus de 30 morts" et "des centaines de blessés".

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L'organisation a évoqué des "difficultés à comptabiliser le nombre réel de morts à cause de l'encerclement des hôpitaux" par les forces de sécurité. "Des médecins ont été frappés et arrêtés", selon elle.

Une situation désastreuse qui a fait réagir le secrétaire général de l’ONU, Antonio Gueterres, qui a fermement condamné l’usage excessif de la force par les autorités soudanaises, et a appelé à une enquête qui sera menée par une institution indépendante.

Pour rappel, depuis le 6 Avril, des milliers de manifestants campaient devant le quartier général de l’armée à Khartoum, réclamant le renversement de l’ex président Omar El-Béchir, qui finalement sera forcé d’abandonner son pouvoir le 11 avril. Mais depuis lors, c’est le conseil militaire de transition qui est à la tête du gouvernement, ce qui déplait à la population qui manifeste cette fois pour que soit mis en place un gouvernement civil composé de personnes qui n’ont aucun lien de près ou de loin avec l’ancien régime.

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