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CAMEROUN - JUSTICE : ACCUSÉS... À LA BARRE ! AFRIK-INFORM

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05 septembre 2019

CAMEROUN - JUSTICE : ACCUSÉS... À LA BARRE ! AFRIK-INFORM

 

Ce vendredi 06 septembre 2019, a lieu le procès de l'opposant Maurice Kamto et alliés, poursuivis par l'État du Cameroun pour hostilités à la patrie, tentative d'insurrection, rébellion en masse. Un procès très attendu par le peuple camerounais, compte tenu de la qualité des accusés qui passeront à la barre face au juge du tribunal militaire de Yaoundé.

Par Gilles Noubissie

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En effet, il s'agit du procès des 7. Notamment Maurice kamto leader du parti politique MRC, Christian Penda Ekoka initiateur du mouvement AGIR, Paul Éric Kingue président du parti politique MPCN, professeur Alain Fogue trésorier national du MRC, Claude Abe Serval dit valsero du mouvement "enfant de la révolution" et de l'honorable Bernard Dzongang du parti politique "La dynamique", qui risquent jusqu’à la peine de mort.

Ils ont été inculpés pour les marches blanches organisées le 28 janvier dernier, par le leader du MRC et sa coalition, relatives à la contestation des résultats de l'élection présidentielle d'octobre 2018 au Cameroun, à la revendication du dialogue inclusif devant aboutir à la résolution de la crise anglophone dans le Nord-Ouest et sud-ouest du pays, et aussi à la réclamation d'une sanction envers les responsables de l'échec de l'organisation de la CAN 2019, initialement prévue au Cameroun et qui s'est finalement jouée en Égypte. Et malgré les différentes pressions mises par la communauté internationale qui exigent leurs libérations, la justice Camerounaise ne fléchi pas, et compte bien aller jusqu’au bout de ce procès, que beaucoup jugent comme illégal.

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Dans les ménages camerounais, les avis sont divergents. Pour certains, il va falloir les libérer pour entamer un processus de retour à la paix dans le pays, et pour d'autres, ils devraient être condamnés à la hauteur des grieffes qui leur sont reprochées.

Pour maître Alice Nkom, "il s'agit d'un procès dont l'issue ne sera pas différente de son commencement". Autrement dit, elle estime qu'effectivement, ils seront condamnés, mais le collectif ne devrait pas s'arrêter là. Il compte porter l'affaire à l'international, afin que la droit soit dit de manière juste.

En attendant que l'affaire soit officiellement ouverte, le leader du MRC exige être jugé en public. Il continue également de rappeler que le tribunal militaire n'a pas la compétence pour les juger.

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