AFRIQUE, ZIMBABWE, INSÉCURITÉ AU SOMMET DE L'ÉTAT, LA VIE DU PRÉSIDENT EN DANGER

 Les autorités du Zimbabwe accusent les ambassadeurs des USA et de la France d’être derrière un coup d’état en préparation en vue de renverser Robert Mugabe. Le gouvernement dit détenir des preuves qui montrent que ces ambassades ont planifié et soutenus le vaste mouvement de contestation sociale observé la semaine dernière, contre le régime du président Robert Mugabe.

Dalvarice NgoudjouJournaliste / Geostratege 

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

«L’ambassade de France à Harare et d’autres ambassades sont impliquées dans ce complot dans le cadre de leurs manœuvres visant un changement de régime», a déclaré le ministre Zimbabwen de l’intérieur, Ignatius Chombo Dimanche dernier une source gouvernementale a rapporté, que l’ambassadeur des Etats-Unis, Harry Thomas avait rencontré en mai l’un des organisateurs des récentes protestations, le pasteur Evan Mawarire, 39 ans, et que son homologue français, Laurent Delahousse, l’aurait également reçu à plusieurs reprises. Mais, l’ambassadeur de France Delahousse a nié ces accusations, affirmant n’avoir jamais rencontré  Mawarire. En début de semaine dernière, les fonctionnaires avaient entamé une grève pour dénoncer le non paiement de leurs salaires en juin, alors que le Zimbabwe est plongé dans une grave crise économique sans précédent. Au dernière nouvelle ces employés ont été payés depuis mercredi et la grève a été suspendue.

En réalité, ce qui reste sidérant, dans le cas du Zimbabwe, c’est que l’opposant Evan Mawarire, en appelle ouvertement à l’aide étrangère. Un « révolutionnaire » qui demande et s’appuie sur l’aide étrangère s'apparente à un putschiste. Car une révolution dirigée de l’extérieur n’est pas une révolution; c’est un coup d’état. a se demander comment Robert Mugabe fait pour leur tenir tête jusque là.