FRANCE: DES MANIFESTANTS GABONAIS ANTI BONGO PERTURBENT UN MEETING DE NICOLAS SARKOZY

 La dédicace du livre de Nicolas Sarkozy a tourné à la manifestation anti Bongo ce Mercredi 21 septembre à Marcq-en-Baroeul. Des étudiants ont fait irruption dans la salle en scandant « Sarko, viens chercher Ali ! » alors que Nicolas Sarkozy lisait son discours. Une scène qui n’a pas du tout été du goût de l’ancien président français qui est en lice pour un nouveau mandat comme locataire de l’Élysée.

Par Habib Hassan

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Accueilli dans l’après-midi de mercredi, devant une librairie de Tourcoing par des « Sarkozy en prison ! » scandés par une dizaine de militants de gauche radicale, où il venait dédicacer son nouveau livre, la soirée de Nicolas Sarkozy s’annonçait sous de pâles hospices. La tension était plus que palpable  malgré que quelque-uns de ses partisans y aient répondu par des « Sarkozy, président ! ». Alors que le candidat à la primaire de la droite et du centre s’exprimait devant un millier de partisans, des étudiants, portant des drapeaux du Gabon, ont fait irruption et perturbé son discours, ce mercredi 21 septembre. La dizaine d’étudiants gabonais opposés à leur président réélu Ali Bongo, lors de la présidentielle contestée du 27 août et dont les résultats définitifs sont attendus dans les prochaines heures ont accusé Sarkozy d’avoir, lorsqu’il était président de la République en France, favorisé le maintien au pouvoir d’Ali Bongo.

Réagissant après plusieurs dizaines de secondes de flottement, Nicolas Sarkozy a répliqué au micro à l’intention des étudiants «.... Ici c’est la France, c’est pas le Gabon… Si vous voulez parler du Gabon, retournez-y !... », a-t-il lancé, sous les applaudissements nourris de la salle, avant que les étudiants gabonais ne soient expulsés de la salle par le service de sécurité.

Depuis l’annonce de la victoire du président sortant Ali Bongo Ondimba au scrutin présidentiel, le Gabon est plongé dans une crise politique sans précédent. Les violences post-électorales ont fait trois morts d’après les autorités et « plus de 50 » selon le camp du candidat malheureux Jean Ping. Bongo et Ping ont déposé des/ recours auprès de la Cour constitutionnelle pour un recomptage des voix qui est actuellement en cours.