SOUDAN : LE PRESIDENT OMAR EL BECHIR REFUSE QUE LE SOUDAN SERVE DE BASE ARRIERE POUR LA REBELLION DU SUD-SOUDAN

 Bien que le contexte géopolitique entre le Soudan et le Soudan du Sud ait pu faire croire qu’Omar El Bechir aurait pu profiter de la tension qui règne actuellement au Sud Soudan pour soutenir les rebelles, celui-ci vient de faire un contrepied parfait en réaffirmant qu’il ne voudrait pas que les groupes de rebelles du Sud Soudan se servent du Soudan comme base arrière.

Par Dalvarice Ngoudjou Journaliste / Géostratège

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Contrairement à ce qu’espéraient depuis quelques semaines certaines forces tapies dans l’ombre, le président soudanais Omar El Bachir a réaffirmé cette semaine son refus de voir son pays devenir une base arrière pour les groupes d'opposition armées sud-soudanais se réclamant de l’ex vice-président Riek Mashar qui combattent l’actuel président sud-soudanais Salva Kiir. Réagissant sous instruction de Chef de l’Etat El Bechir, Ibrahim Ghandour, le ministre des Affaires étrangères du Soudan a été clair : « Le Soudan ne deviendra pas une base opérationnelle pour les groupes armés d'opposition du Soudan du Sud. Le Soudan a toujours été un acteur à part entière de toutes les initiatives visant à rétablir la paix au Soudan du Sud », a-t-il ajouté.

Selon les autorités soudanaises, le désir du Soudan de voir la paix rétablie au Soudan du Sud tient avant tout au fait qu'aucun des deux pays ne peut véritablement être en paix si son voisin est en guerre. Pourtant, pendant une certaine période pas si lointaine, le Soudan et le Soudan du Sud s'accusaient mutuellement de soutenir ou d'abriter des groupes armés actifs dans les deux pays. Cette page semble tournée et les deux parties, le 22 Aout dernier, ont convenu de résoudre toutes les questions de sécurité qui les divisaient encore dans un délai de 21 jours.