GABON- CRISE POST ELECTORALE : LA CPI OUVRE UNE ENQUETE PRELIMINAIRE A LA DEMANDE DU GOUVERNEMENT GABONAIS

 

Les prochains jours s’annoncent tendus au Gabon après que le bureau de la procureure Fatou Bensouda ait annoncé son intention d’ouvrir une enquête préliminaire après les violences post électorales qui ont secoué le pays. Les partisans de Jean Ping, candidat malheureux à la présidentielle sont les premiers visés.

Dalvarice Ngoudjou, Journaliste / Géostratège

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C’est par un communiqué émis ce jeudi 29 Septembre que la procureure de la Cour Pénale Internationale (CPI), Fatou Bensouda, a affirmé que son bureau procédera à un examen préliminaire de la situation liée à la crise post-électorale qui a prévalu ces derniers mois au Gabon, et ce à la demande du gouvernement gabonais. Ce communiqué de la procureure de la CPI précise que son « bureau procédera à un examen préliminaire de la situation afin de déterminer si les critères imposés pour l’ouverture d’une enquête sont réunis ». En effet, le 21 septembre dernier, le gouvernement du Gabon lui avait demandé de bien vouloir ouvrir sans délai une enquête faisant part de « faits relevant de l’incitation à commettre le crime de génocide » et de « crimes contre l’humanité » qu’il attribue aux militants favorables au candidat malheureux à l’élection présidentielle Jean Ping.

La ministre de la Justice gabonaise Denise Mekamne Edzidzie, avait souligné, elle, dans sa demande adressée à la CPI que « les propos tenus par Monsieur Jean Ping à l’occasion d’un meeting constituent une incitation au crime de génocide », évoquant une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux où le candidat disait vouloir « se débarrasser des cafards ». Cependant, ceci ne sera qu’un examen préliminaire qui permettra de déterminer, s’il existe ou non une base raisonnable pour ouvrir une enquête et en bonne et due forme contre Jean Ping et ses partisans.