CAP-VERT : POLITIQUE - FIN DE CAMPAGNE  ET STRESS DE L’ELECTION  PRESIDENTIELLE .

 La campagne pour l'élection présidentielle prévue le 2 octobre au  pays de la diva aux pieds nus Césarisa Evora s'est achevée vendredi 30 Septembre. Le sortant Jorge Carlos Fonseca est annoncé favori face aux deux candidats indépendants, Joaquim Monteiro, 75 ans, qui avait remporté 2,1% des voix en 2011. Et Albertino Graça, 57 ans, un universitaire.

 Bianca FATOU

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Après avoir fait le tour des îles de Santo Antao et Sao Vicente,  M. Fonseca, du Mouvement pour la Démocratie (MPD, libéral, au pouvoir), est revenu vendredi à Praia, la capitale, pour son dernier meeting de campagne dans la soirée. Avec pour slogan "un président toujours avec la population", il a appelé les électeurs à se rendre massivement aux urnes "pour dire oui à la liberté, à la justice et au Cap-Vert".

Les bureaux de vote seront ouverts dimanche de 08H00 à 19H00 (de 09H00 à 20H00 GMT). Au total, 314.000 résidents de l'archipel et 47.000 Cap-Verdiens vivant à l'étranger sont inscrits sur les listes électorales.

Si aucun des candidats n'obtient la majorité absolue, un second tour sera organisé. Mais le président sortant est crédité par les sondages de quelque 70% des voix, en l'absence de l'habituelle confrontation avec le Parti africain de l'indépendance du Cap-Vert (PAICV, socialiste, ex-parti unique), qui n'a pas désigné de candidat.

M. Fonseca, 66 ans, avait été élu au second tour en août 2011 avec plus de 54% des voix, face à Manuel Inocencio Sousa, du PAICV. 

Ancienne colonie portugaise,  le Cap vert est considéré comme un "modèle de démocratie" sur le continent. Réputé pour sa stabilité politique et sa bonne gouvernance. Il est doté d'un régime semi-parlementaire dans lequel l'exécutif est dominé par le Premier ministre, le président jouant davantage un rôle d'arbitre.