BURUNDI – DIPLOMATIE : LES ENQUÊTEURS DE L’ONU DÉSORMAIS INDÉSIRABLES POUR BUJUMBURA

Par une lettre envoyée à tous les diplomates, le gouvernement burundais vient d’éconduire les enquêteurs de l’ONU du territoire de cette nation de l’Afrique du Centre-Est. Le rapport des experts des Nations unies accusant les autorités de graves violations des droits humains en est la cause.

Dalvarice Ngoudjou - Journaliste / Géostratége

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Ainsi, le Colombien Pablo de Greiff, le Sud-Africain Christof Heyns et l’Algérienne Maya Sahli-Fadel sont déclarés persona non grata au Burundi. En effet, ces trois enquêteurs mandatés par l’ONU ont vu leurs relations se dégrader avec les autorités de Bujumbura suite à leur rapport d’enquête faisant état de graves violations de droits de l’homme. Près de 345 cas de torture et mauvais traitements auraient été relevés depuis le début de l’année, selon l’ONU. Martin Nivyabandi, ministre des Droits de l’Homme, désavoue ses auteurs et pour lui: « C’est un document politiquement motivé. » Lui emboitant le pas, Alain Aimé Nyamitwe, ministre des Affaires Etrangères, a indiqué à tous les ambassadeurs du Burundi, à tous les Chargés d’Affaires et tous les Consuls Généraux que les fonctionnaires des Nations unies susmentionnées sont désormais persona non grata dans ce petit pays d’Afrique.