RDC: BLOCAGE DES RESEAUX SOCIAUX DANS TOUT LE PAYS

Les autorités de Kinshasa ordonnent une coupure des réseaux sociaux en République démocratique du Congo à partir de dimanche 18 Décembre. Cette mesure intervient à moins de 48 heures de la fin du mandat du président Joseph Kabila.

Bianca Fatou

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D’après les informations recueillies par Afrik-inform Trois fournisseurs d'accès ont indiqué ont reçu une notification formelle de l'Autorité de régulation des postes et des télécommunications (ARPTC) les enjoignant de restreindre l'accès aux réseaux sociaux "à dater du 18 décembre 2016 à partir de 23h59".Indiquant, le "blocage momentané de tous les échanges d'images, des vidéos et de la voix via réseaux" parmi lesquels les plus célèbres notamment : Facebook, Whatsapp, Twitter, Skype, Google+... rappel l’AFP
"Dans la mesure où le blocage partiel ne sera pas possible, il sera question de bloquer tout accès intégral auxdits réseaux sociaux" précise le communiqué. Les services de minimessages (sms) continueront de fonctionner. La non application des restrictions demandées se traduirait par une révocation de la licence des opérateurs récalcitrants.

Pour mémoire, le président Kabila est arrivé au pouvoir depuis 2001. Son mandat s'achève le 20 décembre et la Constitution lui interdit de se représenter. La présidentielle n'ayant pas été tenue à temps, il compte se maintenir au pouvoir au-delà du 20 décembre en vertu d'un arrêt controversé de la Cour constitutionnelle. Ses détracteurs menacent d'appeler à des manifestations dans tout le pays à partir de lundi jusqu'à ce qu'il quitte le pouvoir.
Aujourd’hui comme dans beaucoup de pays africains, les réseaux sociaux sont le mode d'accès à internet le plus répandu en RDC, au regard de leur facilité d'emploi à partir d'un téléphone, et de leur coût relativement bas pour une population très pauvre.
Depuis 2013, plusieurs centaines de personnes ont été tuées dans des violences urbaines à caractère politique à Kinshasa et dans plusieurs villes du pays. Lors de ces affrontements, les réseaux sociaux ont été le ferment de la mobilisation contre le pouvoir et le théâtre d'une véritable bataille destinée à soutenir les accusations réciproques de crimes que se renvoyaient dans ces cas-là le pouvoir et l'opposition.