CAMEROUN: SOMMET EXTRAORDINAIRE DES CHEFS D’ETAT D’AFRIQUE CENTRALE A YAOUNDE

Ce vendredi 23 Décembre, un Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat d’Afrique Centrale réunira les six pays membres de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC). Les Chefs d’Etat prendront une position commune sur la question des Accords de partenariats économiques sur la base d’un calendrier d’adhésion à un APE global Afrique Centrale-Union européenne. Et sur la question du Franc CFA qui divise.

Bianca Fatou

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La vision des Chefs d’Etats de la CEMAC en d’en faire en 2025, un espace économique intégré et émergent, où règnent la sécurité, la solidarité et la bonne gouvernance au service du développement humain à travers le programme économique régional (PER) qui se décline en trois phases quinquennales (2011-2015 ; 2016-2020 ; 2021-2025) apprend Afrik-inform . Ce Sommet des chefs d’Etats intervient dans un contexte particulier marqué par un ensemble d’événements auxquels il devra apporter des éléments de solutions. Il s’agit notamment de la baisse continue des couts des matières premières induisant une crise de réserve dans la zone; la crise sécuritaire dans la sous-région; l’entrée en vigueur de l’Accord de Partenariat Economique (APE) entre le Cameroun et l’Union européenne; la mise en place d’une meilleure synergie entre la CEMAC et la CEEAC; les négociations dans le cadre d’une zone de libre échange continentale.

Comme le Cameroun, pratiquement tous les pays de la CEMAC sont producteurs et exportateurs de matières premières. L’environnement économique international morose ne permet plus d’obtenir des opportunités avantageuses. On assiste en effet à la chute généralisée des coûts de ces matières premières, notamment le pétrole, le cacao, le café, la banane, le coton, etc. Cette situation constitue une contrainte pour les économies en général, et pour les économies de la zone CEMAC en particulier, du fait de leur forte exposition à la volatilité des coûts de matières premières. L’une des issues possibles sera de promouvoir la diversification des économies, mais aussi et surtout la transformation au maximum avant les exportations des biens produits localement.

Outre, la situation d’insécurité dans certains Etats (Cameroun et Tchad) causée notamment par les attaques de la secte terroriste Boko Haram, la situation des réfugiés nigérians dans la partie septentrionale du Cameroun, celle des réfugiés centrafricains à l’Est du Cameroun et la crise post électorale au Gabon, constituent des sujets de préoccupation.

Ces diverses situations ainsi que les mesures de sécurité mises en place par les différents Etats, affectent considérablement les activités des populations dans la sous-région, ce qui se répercute sur l’activité économique de la CEMAC.

Non sans oublier L’APE entre le Cameroun et Union européenne, initialement prévu entre l’Afrique Centrale et l’Union européenne, entrée en vigueur le 04 août 2016.

Le Cameroun s’inscrit dans la suite du processus de négociations commerciales, entamé depuis 1957 avec le traité de Rome et qui a successivement donné lieu à plusieurs conventions (Yaoundé, Lomé I à IV par exemple) entre l’Europe et les pays ACP. L’Accord de Cotonou a été conclu en juin 2000 comme élément de consensus des relations commerciales entre les deux groupes.

Cet accord fixe également le cadre de référence des accords de libre-échange à négocier avec l’Union européenne (UE) à savoir, l’Accord de Partenariat Economique (APE), dont l’un des buts est d’améliorer l’accès au marché pour les pays ACP et de consolider l’intégration économique régionale.

Les Chefs d’Etat pourraient prendre une position commune sur la question sur la base d’un calendrier d’adhésion à un APE global Afrique Centrale-Union européenne.

L’Agenda 2063 de l’Union africaine visant à mettre en place une union douanière d’ici fin 2017, prévoit une zone de libre échange continentale (ZLEC). La plupart d’autres Communautés économiques régionales semblent avoir une position commune sur un ensemble de points donnés mais l’Afrique Centrale s’illustre encore par des positions étatiques.