GAMBIE: PAR CET ACTE, YAHYA JAMMEH RASSURE SES PARTISANTS...

Depuis son revirement, M. Jammeh est sous pression de plusieurs pays et institutions qui lui demandent de céder le fauteuil le 19 janvier et de permettre une transition apaisée. Sans raison véritable, le président sortant avait ordonné l'expulsion des membres et la fermeture de l'immeuble abritant la structure en charge des élections présidentielle.
Selon le décret présidentiel diffusé jeudi, et daté de mercredi, la décision de fermer la commission électorale avait été prise par les autorités en raison d'informations selon lesquelles ses locaux seraient incendiés. Maintenant que cette menace s'est dissipée, le siège de l'IEC va rouvrir, son personnel peut reprendre le travail avec effet immédiat mais la présence de forces de sécurité sera maintenue autour de son siège.
Joint par au téléphone, le président de la commission électorale, Alieu Momar Njie, a affirmé avoir reçu notification mercredi soir de ce décret officiel et assuré que les bâtiments étaient de nouveau accessibles jeudi.
Cependant, l'annonce tardive n'a pas permis au personnel de prendre les dispositions nécessaires pour s'y rendre, nous ne sommes pas partis travailler aujourd'hui, mais nous irons mardi matin, le 3 janvier, a affirmé M. Njie. Selon lui, la commission électorale ne travaille généralement pas le vendredi, et le lundi 2 janvier a été décrété jour férié en Gambie par Yahya Jammeh.
La Cour suprême doit examiner le recours de M. Jammeh le 10 janvier, selon son président, le juge nigérian Emmanuel Fagbenle.
Le 21 décembre, cette institution avait convoqué les différentes parties concernées par la requête puis a renvoyé la réunion, à la demande des avocats de Yahya Jammeh, en raison de l'absence de représentants de l'IEC. Un des avocats de M. Jammeh avait expliqué que l'IEC n'avait pas reçu la convocation de son client.
Avec sa réouverture effective, la commission électorale pourrait donc recevoir sa convocation et, ainsi, permettre la poursuite du processus.
Par ailleurs, la diffusion de ce décret présidentiel constitue un démenti indirect des rumeurs ayant circulé ces derniers jours sur une disparition supposée de Yahya Jammeh et son prétendu renversement par le chef de l'armée, le général Ousman Badjie. La Gambie, sous la direction de Yahya Jammeh, continuera à protéger jalousement la stabilité de la région et assurer le maintien de la paix et de la sécurité, indique le décret.
Affaire à suivre...
AFP et Afrik-inform.com