POLITIQUE- AFRIQUE DU SUD: l’EX EPOUSE DU PRESIDENT ZUMA BIENTOT A LA TETE DE L’ANC

 

Le chef de l’Etat sud-africain Jacob Zuma s’est dit favorable à ce qu’une femme prenne la direction de son parti, le Congrès national africain (ANC), un soutien implicite à Nkosazana Dlamini-Zuma son ancienne épouse pressentie.

christ pharel

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

« Il n’y a plus de discussion au sein de l’ANC pour savoir si une femme peut occuper un poste à hautes responsabilités », a déclaré M. Zuma dans une interview accordée il y’a quelques heures à plusieurs radios en langues vernaculaires du groupe audiovisuel public SABC. « On a eu cette discussion dans le passé et le parti a conclu qu’à partir du moment où cette personne a les qualités requises pour diriger le mouvement, cela ne pose aucun problème. L’ANC est prêt pour cela, et l’est depuis un certain temps », a-t-il ajouté, cité par le quotidien The Times.

Déclarations qui interviennent au moment où la course pour la succession de M. Zuma à la tête du pays est déjà lancée. Son second mandat présidentiel expire en 2019. Et l’ANC – qui dirige le pays depuis 1994 – doit élire, en décembre 2017, son nouveau dirigeant, assuré de devenir président en cas de victoire du parti aux élections générales de 2019.

Plusieurs noms circulent pour la succession de M. Zuma à la direction de l’ANC, notamment ceux de Nkosazana Dlamini-Zuma et du vice-président Cyril Ramaphosa, qui a reçu fin novembre le soutien de la puissante confédération syndicale Cosatu. à ce jour, ni Nkosazana Dlamini-Zuma ni Cyril Ramaphosa n’a officiellement fait part de sa candidature.

Mme Dlamini-Zuma, une fidèle de l’ANC qui a occupé plusieurs postes ministériels clés dans des gouvernements sud-africains, entretient de bonnes relations avec son ancien époux, empêtré dans plusieurs scandales.

M. Zuma, 74 ans, a par ailleurs confirmé mercredi soir qu’il n’entendait pas briguer de troisième mandat à la direction de l’ANC. « Je ne chercherai pas à être élu pour un troisième mandat. (….) Si certains me nomment, je déclinerai », a-t-il assuré. Soulignons que L’ANC dirige le pays depuis 1994, date de la fin de l’apartheid