MAURITANIE : LE CHEF DE L’ETAT ENVISAGE LA MODIFICATION DE LA CONSTITUTION

Selon un décret publié ce weekend end a appris Afrik-inform, le Parlement sera convoqué mercredi 22 février avec pour objet, l'examen du "projet de loi constitutionnelle portant sur la révision de la Constitution du 20 juillet 1991.

christ pharel

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Le président de la république a opté en faveur de la voie parlementaire pour faire adopter le projet de révision de la Constitution, proposée à l'issue du dernier dialogue entre le pouvoir et l'opposition. Au menu des échanges, le projet de loi autorisant la ratification de l'accord de prêt signé le 4 novembre 2016 entre le gouvernement de la République Islamique de Mauritanie et le Fonds Africain de Développement (FAD) destiné au financement du projet d'appui à la promotion des micro-petites et moyennes entreprises et à l'emploi des jeunes (PAMPEJ);

Les amendements envisagés concernent la suppression du Sénat, les changements de l'hymne national et des couleurs du drapeau. Ils concernent également le renforcement du pouvoir judiciaire, la réforme du système éducatif, la consolidation de la cohésion sociale et l'ancrage de la bonne gouvernance et de la transparence dans la gestion des affaires.

Quelques semaines après le dialogue, tenu en septembre et octobre derniers, entre le pouvoir et l'opposition modérée et boycotté par une dizaine de partis d'opposition radicale, la voie par laquelle devrait-on entériner ces changements a suscité des remous au sein de la classe politique. La voie référendaire a été jugée "peu réaliste en raison des exigences logistiques et financières importantes que requiert cette opération".

Dans le camp de l'opposition radicale on a déjà annoncé l'option de "boycott actif de cette consultation".