GAMBIE: BARROW FAIT ARRÊTER L’EX CHEF DES RENSEIGNEMENTS ET 25 AUTRES PARTISANS DE JAMMEH

Le nouveau président gambien Adama Barrow se lance dans une véritable chasse aux sorcières. A peine quelques jours après sa prestations de serment au stade de Banjul devant certains Chefs d’Etat de la CEDEAO, il vient de faire arrêter de nombreux partisans de l’Ex pouvoir. Un véritable coup de tonnerre. 
 Dalvarice NGOUDJOU
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La dernière victime de cette chasse aux sorcières n’est autre que l’ancien chef de renseignement du président  Jammeh. Yankuba Badjie, puisqui’il s’agit de lui, ancien chef de l’Agence nationale du renseignement ( NIA : National Intelligence Agency ) en Gambie, a été arrêté par la police ce lundi 20 février, a annoncé une source policière à Banjul. Dans la foulée, la NIA a été rebaptisée « Service de renseignements d’Etat » par le président Adama Barrow, qui a aussi limogé début février, peu après sa prise de fonctions, son chef Yankuba Badjie, et l’a remplacé par son ancien directeur financier, Musa Dibba.
La source policière jointe mardi par Afrik-inform.com, à Banjul, confirme que  Yankuba Badjie a été arrêté lundi et placé « en détention provisoire » et qu'il est « interrogé sur des affaires survenues durant la période pendant laquelle il a dirigé la NIA ».
 
 
La NIA est considérée par le nouveau pouvoir, comme une agence qui a violé les droits de l’homme sous Jammeh notamment avec des détentions arbitraires.
 
En plus, 25 autres partisans de l’ex-président Jammeh ont été arrêtés le 18 février dernier et ont été inculpés mardi pour « perturbation de l’ordre public ».
 
Ces arrestations massives des responsables et partisans de l’ex pouvoir, laissent à croire que les assurances données, lors de la médiation des présidents mauritaniens Ould Abdel Aziz et guinéen Alpha Konde (Actuel président de l’Union Africaine) à l’ex president Yayah Jammeh, quant à la sécurité de ses partisans et collaborateurs restés au pays, n’étaient que de la poudre aux yeux. Et si le nouveau  pouvoir persiste sur cette lancée, le pire est à craindre pour ce peuple pacifique que sont les gambiens.