GABON : ALI BONGO INTERDIT JEAN PING ET D’AUTRES FIGURES DE L’OPPOSITION DE SORTIR DU PAYS.

 

Le principal opposant gabonais Jean Ping qui n’a jamais reconnu sa défaite lors de la dernière présidentielle et plusieurs leaders de l’opposition ont été interdits de sortir du territoire. En réponse à ce que les autorités qualifient d’appels au « trouble à l’ordre public », a appris www.afrik-inform.com du porte-parole du ministère de l’intérieur Jean-Éric Nziengui Mangala.

Par Bianca Fatou

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 « Cette mesure est consécutive aux propos séditieux de Jean Ping tenus le 18 août quand il appelait au trouble à l’ordre public, à la rébellion et à l’insurrection », a justifié le porte-parole du ministère de l’intérieur, Jean-Eric Nziengui Mangala. M. Ping, qui n’a pas reconnu sa défaite il y a un an face au président Ali Bongo Ondimba, a exhorté le 18 août les Gabonais à « se lever comme un seul homme pour marquer solennellement (son) arrivée au pouvoir ».

Il s’agit d’une « mesure administrative provisoire » concernant « les responsables des partis politiques et personnalités au sein de la Coalition pour la Nouvelle République (CNR) autour de Jean Ping », a encore expliqué dimanche le porte-parole du ministère.

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Le 25 août, des marches de soutien à M. Ping avaient eu lieu dans plusieurs villes du pays, conduisant à plusieurs arrestations et à des dispersions par la police à Libreville et Port-Gentil.

Au Gabon, pour le pouvoir, la ligne rouge a été franchie. C'était le 18 août dernier, lorsque l'opposant Jean Ping a pris la parole pour lancer un appel à l'insurrection populaire jusqu'à la chute du président en place, Ali Bongo. Sans fard, l'opposant malheureux de la dernière présidentielle ne reconnaît toujours pas sa défaite. Alors qu'il a été débouté par la Cour constitutionnelle de son pays, Jean Ping a mené tambour battant durant le mois de juillet une tournée européenne pour réclamer sa victoire. L'opposant a finalement décidé de changer de stratégie et de faire appel à la rue. Ainsi, il a demandé à la population gabonaise de redescendre dans les rues : «  Je ne vous retiens plus. Je vous enjoins d'organiser dès aujourd'hui et sans limites, jusqu'au départ des putschistes, toute manifestation civique  », avait-il lancé.

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 «  Trop, c'est trop !  »Réaffirme le gouvernement gabonais. Deux semaines plus tard, le principal opposant gabonais et plusieurs leaders de l'opposition ont été interdits de sortir du territoire en réponse à ce que les autorités qualifient d'appels au «  trouble à l'ordre public  », pour Jean-Éric Nziengui Mangala. Le ministre de l'Intérieur Lambert Noël Matha n'a pas hésité à déclarer ce lundi matin sur Radio France Internationale qu'il «  s'agit là simplement d'une réponse du berger à la bergère  ».

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