CAMEROUN: Ni John Fru Ndi entretient la mafia au sein du SDF

Suite aux multiples revendications du devenu célèbre groupe de réflexion SDF dénommé « Think Thanks », le chairman Ni John Fru Ndi avait fini par signer un calendrier de renouvellement des organes dirigeantsl. Ledit calendrier prévoyait que les élections allaient avoir lieu du 13 au 21 févier 2016 suivant que les militants aient été largement sensibilisés à la tenue desdites élections.

Par Rodrigue TCHOKOUAHA

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

Mais alors dès le début du mois de févier courant, le chairman fait une volteface en prenant la fâcheuse décision de repousser pour une énième fois encore la tenue desdites élections. Des enquêtes menées auprès des militants de ce parti nous font savoir que ceux qui avaient intérêt à ce que les élections n’aient pas lieu avaient manœuvré auprès du président national pour que les élections soient reportées. Il s’agit bien des députés de Josuah Osih et Jean Michel Nitcheu qui visiblement n’étaient pas contents que le chairman ait signé et publié ledit calendrier. Déjà, l’on avait remarqué avec stupéfaction que ce calendrier des élections n’avait pas connu une large diffusion à travers les médias ; ceci était à mettre à l’actif des membres de la cellule de communication qui est présidée de main de maître par le maire Jean Robert Wafo par ailleurs reconnu comme ministre du shadow cabinet chargé de la communication au sein de ce premier parti de l’opposition, et premier affidé du député Jean Michel Nintcheu. Ceux-ci n’avaient aucun intérêt à voire ledit calendrier diffusé et connu par le public. De même, cet état de fait avait échappé aux membres du ThinkThanks qui ne se doutaient des manœuvres à l’ombre de leurs vis-à-vis. Eux aussi avaient commis la fâcheuse erreur de ne pas donner une large diffusion médiatique dudit calendrier électoral, ce qui aurait plombé toute manœuvre de l’ombre contre lesdites élections.

Que se passe-t-il au SDF ?

Le parti qui a failli remporter les élections présidentielles en 1992 au Cameroun et avec près de 88 députés sur 180 est aujourd’hui empêtré dans des querelles intestines qui ne le font pas avancer. Parmi ces querelles se trouve les guerres de leadership pour contrôler le territoire et la base du parti dans les différentes circonscriptions électorales. Les leaders du parti sont aujourd’hui divisés et ne parlent que très rarement. Certains de ces leaders qui sont parvenus à obtenir une parcelle du pouvoir par la voie des élections parlementaires se sont mués en despotes contre la base du parti. Ils n’écoutent pas les militants et se comportent comme des dictateurs. Dans la région du littoral, deux individus sont devenus célèbres pour leur autoritarisme à la tête du parti : il s’agit des deux députés que sont Josuah Osih et de Jean Michel Nintcheu. Le premier est vice-président national du parti et le deuxième est le régional du parti dans le littoral. Ces deux acolytes s’entendent pour rendre la vie dure aux militants qui veulent voir un changement au sommet du parti. En cela, ils sont très liés avec le chairman qui n’a jamais voulu mettre en jeu son leadership. Ils manœuvrent au sommet pour que les opérations de renouvellement des organes du parti n’aient pas lieu et ainsi, ils continueront  de trôner en maître à la tête, contre la volonté des militants de la base qui veulent voir un changement de l’establishment depuis plusieurs années déjà. La preuve, tout récemment encore en début d’année, le Chairman après avoir signé un calendrier de renouvellement des structures du parti s’est ravisé par la suite, tout simplement parce que les deux acolytes cités plus haut ont manœuvré pour obtenir un fois encore le report desdites élections, sous le fallacieux prétexte que certains préalables ne sont pas réunis. Les militants de base dans ces conditions, sont très vexés du comportement de leur leader, et attendent de pied ferme sanctionner par la voie des urnes le moment venu, surtout que la majorité des militants n’est plus en odeur de sainteté avec leur leader.

Comme on dit, quel que soit la longueur de la nuit, le jour finira par poindre à l’horizon. Aux dernières nouvelles, la question du renouvellement des structures dans le littoral reviendra dans l’ordre du jour des prochaines assises du NEC.

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.