CAMEROUN: Les frères de Kamto font main basse sur le parti à Douala

A l’Ouest du Cameroun il existe une tribu réputée radine. C’est dans cette tribu qu’il existe une légende bien répandue selon laquelle, il n’est pas bon de vendre la mère poule de peur de perdre celle qui nous fera les œufs et d’autres poulets. Dans cette tribu, la générosité des uns et des autres est quelque chose de bien ciblée et calculée ; on ne donne pas facilement à ceux qui en ont besoin, sauf si on est sûr et certain qu’un jour ou l’autre l’on en tirera avantage. C’est cette tribu d’où est originaire le Président national du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC).

Par Rodrigue TCHOKOUAHA

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Mais alors, nous n’osons pas croire que le Prof. Maurice Kamto lui aussi est radin comme ses frères et sœurs des haut-plateaux de l’Ouest. Le problème, c’est que depuis un certain temps, ses frères baham sont résolus à prendre le MRC en otage, comme un bien patrimonial dont il n’estpas bon de confier la gestion à des personnes qui ne sont pas originaires du village, de peur de perdre le contrôle de la chose. Et là, l’on comprend aisément d’où vient « la légende de la mère poule ». Ce jeune parti qui n’a que quelque 4 ans d’âge,a pu glaner un siège de député et plusieurs postes de conseillers municipaux lors des dernières élections du 30 septembre 2013 dans la seule région du littoral. Il est devenu depuis un certain le théâtre des actes de discrimination à l’endroit de certains militants. Et c’est malheureusement dans la région du littoral où le parti a eu quelques scores électoraux que les actes de discrimination sont les plus criards et dénoncés. La preuve, il existe dans la circonscription du littoral 1 selon le découpage administratif qu’a donné le président national de ce parti, un groupe tribal qui s’est résolu depuis le 13 décembre 2015, à manœuvrer afin d’écarter de la présidence de cette circonscription Me Djoumbissie Fidèle, lui qui a ouvré de bout en bout pour implanter le parti dans cette région où il préside les destinées depuis sa création. Ce groupe tribal est composé de 9  personnes. Et sur les 9 membres qui constituent le pseudo bureau régional provisoire, 6 sont originaires des mêmes contrées que le président national, c’est-à-dire les haut-plateaux. Nous donnerons les 9 noms au bas de cet article, pour que chacun puisse en juger lui-même. La manœuvre a été orchestrée par le sieur Homsi Jean Baptiste lui aussi baham et proche de Maurice Kamto. Il s’est auto-proclamé président de la commission électorale dans le littoral et dit avoir reçu l’aval du président national pour se livrer aux opérations de renouvellement des organes sur le terrain. Bien plus, il prétend être membre fondateur du parti, avec le président national. C’est ce Homsi Jean Baptiste qui a manœuvré pour écarter Me Djoumbissie Fidèle de la présidence de la circonscription du Littoral 1. A ses côtés, se trouve un certain Noumbissi Daniel, lui aussi originaire des haut-plateaux. Celui-ci a d’ailleurs été sanctionné pour les faits de détournement de près de 15 millions de FCFA par la commission de discipline et d’arbitrage, commission mise sur pied par Me Djoumbissie Fidèle au lendemain du double scrutin du 30 septembre 2013 pour faire le ménage dans le parti. C’est ce groupe des malfaiteurs qui est revenu à la charge, comme pour dire à ceux qui ne le savaient pas, que le parti leur appartient. Malgré ces entrefaites, le Président national Maurice Kamto n’a jamais pris des mesures de sanction à leur égard. Preuve une fois encore, qu’il s’agit d’un groupe tribal qui travail de mèche pour contrôler le parti.

Dans ces conditions, il n’est pas étonnant de se référer à ce qui s’est passé tout récemment à Bonabéri, où la pseudo conférence de presse muée en meeting politique présidé par le Président national himself, conférence qui était censée se tenir dans un foyer culturel où est originaire un militant, a fini par se tenir sur la véranda dudit foyer au motif que « les querelles internes aux allures tribales qui se déroulent en ce moment dans le parti pouvaient déteindre sur l’objectif recherché par la conférence ». Et puis pour conclure les faits, il n’est pas superflu de crier haro sur ce que devient le MRC, si l’on se réfère à ce qu’a écrit le confrère Mathieu Nathanaël Njog dans le journal Aurore plus édition du 12 février 2016, «… il y a une bataille tribale féroce entre les militants originaires des haut-plateaux, unité administrative dont est originaire Maurice Kamto, qui sont convaincus que le MRC est leur chasse gardée… ». Ceci étant, il ne serait pas prétentieux d’appeler au Professeur Maurice Kamto de faire gaffe à la dérive tribale que prend son parti, s’il veut bien conquérir les cœurs des camerounais.

Voici du reste les 9 membres du nouveau bureau régional provisoire                                        

1                    1 -         Noumbi Michel, Président (baham) 

                    2-      Metunou Jean (…)

                    3-     Mme Nembot Annie (baham)

                   4-      Mme Samiratou (…)

                   5-     Youmbi Serge (baham)

                  6-     Ngondjeu Roland (…)

                 7-      Fotso Joseph (bandjoun)

                 8-     Djoko Talo Bertrand (baham)

                9-     Ngankam Célestin (baham/batié)

 

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