LIBERIA - PRESIDENTIELLE PAS DE SECOND TOUR : LA COUR SUPREME SUSPEND LE PROCESSUS ELECTORAL.

 

Le second tour de l’élection présidentielle vient d’être suspendu a appris afrik-inform.com du président de la cour suprême Francis Korkpor. Initialement prévu le 07 Novembre. La cour suprême a décidé de la suspension du processus électoral à une date qui n’a pas été précisée.

Par Bianca Fatou

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Ce second tour devait opposer l’ex-star de football George Weah (Coalition pour le changement démocratique, CDC), qui a obtenu 38,4% des voix au premier tour le 10 octobre, au vice-président sortant Joseph Boakai (Parti de l’unité), qui a lui obtenu 28,8%. Mais la cour avait été saisie par le Parti de la liberté, le parti du troisième candidat qui a remporté 9,6 % des suffrages.

L’incertitude sur l’organisation du second tour de la présidentielle au Liberia, après des plaintes pour fraudes au premier tour, ont accentué les divisions dans le pays, alors que la pression internationale montait pour tenter de trouver une solution.

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Charles Walker Brumskine, arrivé 3e au premier tour avait introduit un recours en justice. Il a affirmé qu’il y a eu d’importantes irrégularités, comme des bureaux qui n’ont pas respectés les horaires d’ouverture, l’absence de contrôle des files d’attente ou encore des fraudes de la part de membres de la commission électorale.

Il est interdit à la Commission électorale nationale (NEC) de "tenir le second tour de l'élection jusqu'à ce qu'elle ait examiné les recours" du candidat arrivé en troisième position au premier tour, Charles Brumskine, a déclaré lors d'une audience très attendue le président de la Cour suprême Francis Korkpor.

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Le Parti de la liberté, la formation de l'avocat et vétéran de la politique Charles Brmuskine, qui a obtenu 9,6% des suffrages lors du premier tour le 10 octobre, loin derrière M. Weah et Boakai, avait dénoncé des fraudes et des irrégularités.

Soutenu par M. Boakai, le Parti de la liberté réclame que l'ensemble du processus électoral soit remis à plat."Le Parti de la liberté a présenté ses preuves et nous, en tant que Commission électorale nationale, allons prendre position. Donc, d'ici quelques jours, nous espérons que parvenir à des conclusions dans l'enquête", a déclaré lundi un juriste de la NEC, Musa Dean.

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Dans son arrêt, la Cour suprême enjoint la Commission électorale d'examiner la plainte déposée le 23 octobre par le Parti de la liberté. Selon la Constitution, la NEC dispose d'un délai de 30 jours pour le faire, soit d'ici au 22 novembre. En cas de désaccord avec la décision de la commission, les plaignants peuvent saisir la Cour suprême dans les sept jours et celle-ci disposera d'un délai d'une semaine pour trancher.L'ensemble de ces procédures peuvent s'étendre jusqu'au 6 décembre au plus tard.