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RWANDA: LA BELGIQUE TRAINÉE EN JUSTICE PAR DES SURVIVANTS DU GÉNOCIDE. AFRIK-INFORM.COM

 

Ce vendredi a appris afrik-inform.com, s’ouvre à Bruxelles le procès en appel sur l’abandon, par l’armée belge, de 2.000 personnes massacrées au Rwanda en avril 1994. L’Etat belge et trois officiers militaires, dont l’un est décédé depuis les faits, sont visés dans cette affaire.

Par Christ pharel

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Le procès est intenté par trois familles de survivants de la tragédie de l’Ecole technique officielle, survenue le 11 avril 1994, au moment du génocide rwandais, qui a fait entre 500.000 et 800.000 morts, selon un bilan de l’ONU. Cette tragédie a été immortalisée par le film britannique « Shooting Dogs », basé sur le témoignage d’un journaliste de la BBC.Les victimes étaient des Tutsis pour la plupart. Il y avait aussi quelques Hutus, dont l’ancien ministre rwandais des Affaires étrangères, Boniface Ngulinzira, qui avait signé les accords de paix de 1993 entre le gouvernement de Kigali et le Front patriotique rwandais.

Toute la question est de savoir qui, de l’ONU ou de la Belgique, est responsable de l’abandon des Rwandais assassinés. La Belgique avait interjeté appel après le procès en première instance, entraînant le report de la décision.L’avocat d’une rescapée, Luc Walleyn, cité par le quotidien « La Libre Belgique », estime que la vraie responsabilité incombe à l’Etat belge. Ce même journal rappelle que c’est Bruxelles, et non New York, qui a décidé du retrait du contingent de casques bleus belges après le massacre de dix d’entre eux, le 7 avril 1994, par des militaires des forces armées rwandaises.

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Le 11 et le 12 avril 1994, les casques bleus belges sont à l'aéroport de Kigali pour évacuer les civils belges du Rwanda. Mais cette évacuation représente l'abandon des civils rwandais que ces casques bleus protégeaient jusque-là.

La quatorzième compagnie de parachutistes belges était cantonnée à l'ETO Don Bosco à Kigali. L'ETO, c'est l'Ecole technique officielle, une école où plus de 2000 Tutsis s'étaient réfugiés après la mort du président Juvénal Habyarimana dans l'attaque contre son avion.

Autour de l'école technique officielle, des milices hutu font le siège et massacrent les civils qui cherchent à sortir ou à entrer. Malgré ces tueries au vu et au su des parachutistes, malgré les supplications à genoux de ne pas partir de ceux qui se sont réfugiés à l'ETO Don Bosco, la centaine de soldats belges reçoit le 11 avril l'ordre de décrocher pour rallier l'aéroport.

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