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GUINEE-BISSAU : LE PAYS CHERCHE DESESPEREMENT UN GOUVERNEMENT. AFRIK-INFORM.COM

 

Plus d'un mois après la nomination d'un nouveau Premier ministre, la Guinée-Bissau n'a toujours pas de gouvernement et les législatives prévues en mai n’auront pas lieu.La Guinée-Bissau traverse des turbulences politiques depuis la destitution en août 2015 par le président Vaz de son Premier ministre, Domingos Simoes Pereira, chef du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau (PAIGC).

Par Christ Pharel

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Les deux hommes, membres du même parti, ne s’entendaient plus sur la direction du pays, notamment au sujet de la corruption. José Mario Vaz a depuis lors nommé plusieurs Premiers ministres, dont le dernier fin janvier, Augusto Antonio Artur Da Silva. Celui-ci est en principe chargé de former un gouvernement et d’organiser des législatives dans les prochains mois.

Mais les partis signataires d’un accord de sortie de crise conclu à Conakry en octobre 2016 ont jusqu’ici refusé de le soutenir.Cet accord prévoit une « procédure consensuelle » pour choisir un Premier ministre « ayant la confiance du président » et devant rester en place jusqu’à des élections législatives.Tout au long de la semaine, le chef de l’État a reçu les chefs de partis siégeant au Parlement pour tenter de fixer une date pour ces législatives, qui selon la Constitution doivent avoir lieu quatre ans après celles d’avril 2014.

« Nous reconnaissons que les conditions pour organiser des élections fiables en mai n’existent pas. Donnons-nous le temps de préparer sérieusement des élections libres et transparentes. Pour nous et pour la plupart des partis politiques, le mois de novembre est le plus approprié », a déclaré à l’issue des consultations qui ont duré une semaine le chef d’une petite formation de l’opposition, le Parti de la Nouvelle démocratie, Yaya Djalo.

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« Techniquement, il ne sera pas possible d’organiser les législatives en mai comme prévu par le calendrier électoral », a convenu le secrétaire exécutif de la Commission nationale des élections (CNE), José Pedro Sambu.

« Il aurait fallu mettre à jour les listes électorales dès janvier, procéder au recensement et établir un nouveau découpage cartographique. Il y a aussi le fait que le matériel informatique disponible se trouve dans un état de fonctionnement déplorable, faute d’entretien adéquat. Le mois de novembre est celui retenu par la plupart des partis politiques », a-t-il expliqué.

En outre, la CNE n’a plus de président depuis le départ d’Augusto Mendes pour des fonctions internationales et la nomination de son successeur incombe à l’Assemblée nationale, qui a suspendu ses travaux depuis deux ans.

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