SOUDAN DU SUD : L'UNION AFRICAINE MENACE D'UTILISER LA FORCE POUR RÉTABLIR L’ORDRE. AFRIK-INFORM

 

Ce week-end a appris afrik-inform.com, le Président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, et le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, ont violemment condamné les violations récentes de l'accord de cessation des hostilités, de protection des civils.

Par Bianca Fatou

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

S’exprimant samedi avant le début du sommet de l’UA en Mauritanie, Moussa Faki Mahamat a appelé à des mesures contre les principaux acteurs du conflit au Soudan du Sud, évoquant une possibilité de sanctions.Dans un communiqué conjoint, ils appellent « toutes les parties belligérantes au Soudan du Sud à cesser immédiatement toutes les hostilités, à s'abstenir d'entreprendre d'autres opérations militaires et à respecter leurs engagements en vertu de l'Accord du 21 décembre 2017 ». Ils appellent en outre les parties « à respecter leur responsabilité première de protéger les civils, à respecter le droit international des droits de l'homme et le droit humanitaire et à garantir un accès humanitaire sûr et sans entrave ».

Mahamat et Guterres soulignent la détermination de la communauté internationale et régionale à faire en sorte que les parties respectent leurs obligations et responsabilités.

Ils affirment leur intention de soutenir « l'imposition de conséquences, conformément au communiqué du Conseil de paix et de sécurité de l'Union africaine du 20 septembre 2017, si les parties continuent de violer leur propre accord ».

Le chef de l'ONU et le Président de la Commission de l'Union africaine expriment leur soutien total à la deuxième phase du Forum de revitalisation de haut niveau (HLRF) sous la direction de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD). Ils appellent les parties à participer de bonne foi au Forum en vue de parvenir à un compromis et de ramener le Soudan du Sud sur la voie d'une paix durable.

A lire...SOUDAN : LE PRESIDENT OMAR EL BECHIR REFUSE QUE LE SOUDAN SERVE DE BASE ARRIERE POUR LA REBELLION DU SUD-SOUDAN

« Nous sommes maintenant habitués à ce que les acteurs clés au Soudan du Sud ne respectent pas leurs engagements … La situation est intolérable … Il est temps d’agir, d’accepter notre responsabilité », a-t-il déclaré.Ces commentaires interviennent après la rupture du dernier cessez-le-feu samedi, quelques heures seulement après son entrée en vigueur. Le gouvernement et l’opposition se rejettent la responsabilité.

Pour mémoire, le conflit au Sud-Soudan a éclaté en 2013, lorsque Kiir a accusé son adjoint Machar d’avoir monté un coup d’Etat. Et  a déjà fait des dizaines de milliers de victimes, et provoqué le déplacement de plus de quatre millions de personnes.

0
0
0
s2sdefault