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ZIMBABWE: LE GOUVERNEMENT TRIPLE LE PRIX DU CARBURANT, LE PEUPLE MÉCONTENT DESCEND DANS LA RUE. AFRIK-INFORM

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14 janvier 2019

ZIMBABWE: LE GOUVERNEMENT TRIPLE LE PRIX DU CARBURANT, LE PEUPLE MÉCONTENT DESCEND DANS LA RUE. AFRIK-INFORM

 

Ce lundi a appris afrik-inform.com, des manifestations ont éclaté  dans les deux principales villes du Zimbabwe, la capitale Harare et Bulawayo (sud). La population proteste violemment contre la forte hausse des prix de l'essence décrétée par le gouvernement, sur fond de grave crise économique. Robert Mugabe, contraint à la démission fin 2017 par un coup de force de l'armée. Son successeur Emmerson Mnangagwa promet depuis de relancer l'économie,  sans succès.

Par Bianca Fatou

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Cette mesure a suscité de vives protestations dans tout le pays et la principale centrale syndicale du pays appelé la population à une grève de trois jours. L'économie du Zimbabwe est sortie exsangue du règne autoritaire de trente-sept ans de Robert Mugabe, contraint à la démission fin 2017 par un coup de force de l'armée. Son successeur Emmerson Mnangagwa promet depuis de relancer l'économie, jusque-là sans résultat.

Depuis près de vingt ans, l'économie zimbabwéenne n'en finit pas de dégringoler, étranglée financièrement par un manque criant de liquidités et une inflation galopante. Situation qui s'est encore aggravée ces derniers mois. De nombreux produits de base manquent, à commencer par le pétrole Samedi, Emmerson Mnangagwa a lui-même annoncé la multiplication par deux et demi des prix de l'essence, dans l'espoir de réduire la consommation.

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Le pays souffre notamment d'un manque criant de liquidités en dollars américains. Pour y remédier, le gouvernement avait introduit en 2016 des "bonds notes", des sortes d'obligations d'une même valeur que les billets verts. Mais, faute de la confiance des opérateurs, leur valeur a baissé et l'opération a échoué. Au marché noir, ils s'échangent actuellement à un taux d'environ trois pour un dollar.

Confronté à cette agitation sociale, le gouvernement a dénoncé lundi un "plan délibéré visant à saper l'ordre constitutionnel" et assuré qu'il "répondra de façon approprié (...) à ceux qui conspirent pour saboter la paix". Le gouvernement d'Emmerson Mnangagwa, successeur de l'ancien chef de l'Etat Robert Mugabe, savait à quoi s'attendre en décidant, samedi dernier, de rehausser de près de 150% le prix de l'essence dans le pays.

Selon les informations rapportées par des médias locaux, des manifestants ont érigés des barricades avec de grosses pierres ou des pneus brûlés dans les principales villes du pays, et en milieu de journée, la situation était encore tendue, avec la circulation entravée à différents endroits. Des pilleurs se sont également pris à plusieurs magasins situés dans les centres-villes et certains quartiers périphériques comme a fait cas le gouvernement dans un communiqué, ajoutant que "toutes les mesures seront prises par les forces de sécurité afin d'assurer la protection des personnes et leurs biens".

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