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CENTRAFRIQUE - SOCIÉTÉ : MENACE D’UNE GUERRE CIVILE DANS LE PAYS. AFRIK-INFORM

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04 mars 2019

CENTRAFRIQUE - SOCIÉTÉ : MENACE D’UNE GUERRE CIVILE DANS LE PAYS. AFRIK-INFORM

 

Ce lundi a appris www.afrik-inform.com, le Front démocratique du peuple centrafricain FDPC, groupe armé localement implanté dans le nord-ouest du pays, a annoncé se retirer purement et simplement du processus de paix”. Le groupe armé estime que le nouveau gouvernement formé dimanche est “loin d‘être inclusif” comme le prévoyait l’accord de Khartoum. Et qu’on a repris les mêmes pour recommencer.

Par Bianca Fatou

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L’accord de paix en Centrafrique, signé début février entre Bangui et 14 groupes armés, est dans la tourmente depuis la formation d’un nouveau gouvernement dimanche : un groupe armé majeur a annoncé quitter l‘équipe gouvernementale et un autre se retirer de l’accord.

Dans un communiqué, le groupe armé estime que le nouveau gouvernement formé dimanche est “loin d‘être inclusif” comme le prévoyait l’accord de Khartoum, et “ne prend pas en compte les attentes des signataires”.

Le FDPC n’a pas obtenu de portefeuille ministériel dimanche. Dimanche, un autre groupe armé, l’un des principaux du pays, avait jeté un froid sur l’accord de paix en annonçant quitter la nouvelle équipe gouvernementale. Le FPRC, issu de l’ex-coalition musulmane de la Séléka, qui avait pris Bangui en 2013, renversant le président François Bozizé, n’a toutefois pas précisé s’il se retirait totalement de l’accord de paix ou non. Le FPRC a la main sur une large partie du nord du pays. Dans la nouvelle équipe gouvernementale, aucun ministère régalien n’a changé de titulaire. Six des 14 groupes armés ont obtenu un ministère. Le poste de Premier ministre a été attribué à un proche du président Faustin-Archange Touadéra, son ancien directeur de cabinet Firmin Ngrebada. Les groupes armés, qui réclamaient à l’origine un Premier ministre issu de leurs rangs, n’ont pas eu gain de cause et espéraient des portefeuilles d’importance, selon des sources concordantes.

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Ce lundi, des barricades ont été montées par le FDPC aux alentours de Zoukombo, dans le nord-ouest à une centaine de km de Bouar, entre Beloko et Bouar.  Cet accord de paix, soutenu par tous les partenaires de Bangui et préparé depuis 2017 par l’Union africaine (UA), est le huitième signé depuis le début de la crise en 2013. A l‘époque, la marche de la Séléka sur Bangui avait déclenché une riposte des milices antibalaka, assurant défendre les intérêts des chrétiens et des animistes, plongeant le pays dans un chaos dont il n’est toujours pas sorti. Aucun des précédents accords de paix n’a abouti à un retour de la stabilité, pas plus que la Minusca, déployée en 2014 et forte de 11.000 Casques bleus.

Elle avait remplacé un déploiement français, Sangaris, et doit à terme laisser la place à l’armée centrafricaine, en reconstruction.

Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée par la guerre depuis 2013. Près d’un quart de ses habitants ont dû fuir de chez eux et les combats sont quotidiens dans les provinces contrôlées à 80% par les groupes armés.

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